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« Il faut avant tout réussir à bien défendre ceux qui viennent nous voir quels qu’ils soient  »

Il faut avant tout réussir à bien défendre ceux qui viennent nous voir quels qu’ils soient 

Avocat en droit pénal des affaires, Sébastien Schapira s’est construit à travers ses expériences. Il commence par nous expliquer que le pénal des affaires se rapproche beaucoup du pénal de manière générale. « Ce sont les mêmes procédures et les mêmes magistrats ».

« Il y a une technicité dans le pénal des affaires »

Cette praticité s’acquiert par les études, la pratique ou encore la formation. Pour Sébastien, être avocat, c’est avant tout un état d’esprit, une volonté, une méthode.

« Du droit pénal de l’environnement, on en a déjà tous fait et on en refera »

En pénal notamment, un avocat doit être en capacité de se déployer et se décliner dans n’importe quel domaine. Evidemment il existe des cabinets en droit pénal spécialisés en droit de l’environnement, en droit du travail mais un pénaliste touche à tout. Il doit savoir s’adapter.

C’est là que tout est l’intérêt du métier : découvrir et ne cesser d’apprendre. Les avocats apprennent sur le tas.

Après avoir travaillé en entreprise, Sébastien Schapira se décide à la trentaine d’exercer au sein d’un petit cabinet en tant que premier collaborateur.

« Je faisais tout plutôt assez mal »

En faisant partie d’un petit cabinet, Sébastien sait qu’il aura plus de responsabilités que dans une grande structure. Si dans un premier temps il patauge, très vite, il prend en maturité et en autonomie

Il touche d’ailleurs beaucoup au droit des étrangers. C’est pour lui une excellente formation en plaidoirie. Humainement et techniquement, il y prend goût, se sent épanoui.

Très vite, il en veut plus. Il commence une seconde collaboration au sein du cabinet Haïk.

« Chaque jour on plaidait au moins un dossier »

C’est un quotidien très sportif auquel Sébastien s’habitue. Il nous avoue que tous les deux mois au moins, il assiste à une cour d’assise. Le cabinet recevait une trentaine de dossiers divers et variés. Sébastien apprend à défendre avec passion, vivacité et hargne.

Ce qui lui plaît par-dessus tout, c’est la grande liberté dont il jouit. Pour autant, le cadre que Pierre Haïk met en place lui permet d’avoir une boussole.

Pour faire face à ce rythme ambiant, Sébastien apprend à travailler et vite. Il n’a pas le choix. Comme le reste de son équipe, il donne le meilleur de lui-même. Et au final, c’est comme ça qu’il se forge.

Au fur et à mesure, il ressent grouiller au plus profond de lui-même le besoin d’aller plus loin. Il fonde ainsi son cabinet « Schapira associés ». Encore une fois, ses dossiers sont variés. Il traite notamment beaucoup de trafique de stupéfiants. Pour lui, c’est une école extraordinaire. En effet, comme il ne peut pas s’appuyer sur le fond lors de sa défense, il s’en remet à la forme. Dès lors, s’établit un travail sur les procédures.

Il en vient à travailler sur des dossiers comme l’affaire Wildenstein ou encore le dossier Patricia Cahuzac. Il fait face à beaucoup d’enjeux, de médiatisation.

Comment trouver ces dossiers à fort enjeux ?

Il y a différentes manières d’avoir des dossiers. Les prescripteurs de dossiers en pénal des affaires sont les directeurs juridiques. De plus, il faut aussi noter qu’il existe une grande solidarité entre les confrères qui exercent dans des spécialités différentes. Sans omettre le phénomène de réputation, les avocats doivent travailler leur image. Le phénomène de recommandation est très utilisé.

Pour cela, il apparait nécessaire de travailler son réseau, de garder des liens avec ses confrères.

« Le bonheur de ce métier, c’est qu’un petit dossier n’est pas un petit dossier »

L’avocature est avant tout une vocation humaine et c’est notamment le cas chez pénalistes. Directement en contact avec leur client, dans de simples dossiers se joue leur vie. « C’est là que l’on retrouve l’essence du métier » nous explique Sébastien.

Pour lui, aujourd’hui, une trop grande importance est accordée à l’image. Le rapport à la célébrité, aux médias ou encore aux honoraires pervertit ce qu’est réellement la réussite dans ce métier. En effet, pour lui, tout cela ne serait qu’éphémère et qu’une surface.

« Il faut avant tout réussir à bien défendre ceux qui viennent nous voir quels qu’ils soient »

C’est ce lien humain qui pousse Sébastien à continuer et surtout à être toujours autant investi. Cela lui fait garder les pieds sur terre.

La facturation

Tout dépend du client. Le taux horaire ne sera pas le même pour une entreprise ou pour une personne physique. Sébastien pratique des forfaits mais il s’adapte avant tout à sa clientèle et à la situation.

Le fait que son cabinet soit une petite structure lui permet de faire ce genre choix. Il a moins d’obligation qu’un grand cabinet. C’est qu’il voulait garder avant tout.

Rejoindre un gros cabinet reviendrait à renoncer à beaucoup de ses principes pour des logiques de rentabilité.

« la justice est une question de principe, de fond et d’apparence »

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