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« « J’ai toujours été poussée à entretenir mon réseau » »

« J’ai toujours été poussée à entretenir mon réseau »

Avant de faire de l’histoire de l’art, Marie de Drouas suit un cursus classique de droit. C’est bien plus tard, lors de son Master 1 qu’elle peut se spécialiser en droit de la concurrence. C’est en M2 qu’elle commence réellement à étudier la matière.

« Le droit de la concurrence on l’apprend très tard »

C’est une manière étroitement liée à la pratique : la théorie et la technique n’ont rien à voir. C’est pourquoi Marie a tout fait pour acquérir le plus vite possible de l’expérience. Ainsi, elle fait un premier stage à Londres durant huit mois. Elle a aussi l’occasion de passer un peu de temps au sein de l’autorité de la concurrence à Paris, puis chez Fidal à Bruxelles. En réalité, ça lui permet de faire des rencontres décisives mais surtout, elle est réellement plongée au cœur du métier.

« Vous avez beau faire des études, des stages, les premières années, ce n’est pas évident »

Même si Marie est convaincue de vouloir se lancer dans le droit de la concurrence, elle fait face à un apprentissage long et rigoureux. Au vu de certains dossiers, l’adrénaline, le dynamisme des missions la poussent à poursuivre dans le domaine.

« Est-ce que vous pouvez venir Lundi ? »

Rapidement, Marie de Drouas est à la recherche d’une première collaboration. Alors qu’elle passe tout le processus de recrutement chez Clifford et qu’elle attend un retour, un soir elle reçoit un appel du cabinet lui demandant si elle peut venir travailler. Quelques instants plus tard, elle a son contrat par le biais d’un coursier et tout s’enchaîne…

« Je ne suis finalement pas resté 3 mois mais 10 ans »

Cette première réelle expérience au sein de ce cabinet international est extrêmement formatrice. C’est chez Clifford qu’elle apprend réellement son métier, la pratique.

« Ça a beaucoup changé par rapport à aujourd’hui »

Marie fait partie, dès son arrivée d’une grande équipe. Cela se sent dans l’ambiance, dans les liens qui se créent. Beaucoup de dossiers se travaillent en commun, cela renforce l’unification des différents membres.

Le réseau est un aspect fondamental pour le développement commercial d’un avocat. Aujourd’hui, Marie de Drouas a des contacts partout :

  • Au sein des autorités de concurrence
  • Au sein de commissions européennes
  • Des juristes d’entreprises
  • Des avocats dans différents cabinets

Marie a eu la chance de manière générale de travailler avec des associés qui n’ont jamais eu peur de la mettre en avant sur les dossiers. Cela lui a permis de gagner en visibilité, de travailler son image et surtout de se faire connaître

« J’ai toujours été poussée à entretenir mon réseau »

Marie a vraiment réalisé la chance dont elle a bénéficié seulement une fois qu’elle s’est lancée. Il y a quelque chose de très anglosaxon dans la manière de pousser la recommandation, aider et améliorer la visibilité des collaborateurs. En France, au contraire, ce sujet est extrêmement tabou. C’est aux collaborateurs de travailler sur cet aspect sans aucune aide ce qui peut complexifier la tâche… C’est quelque chose de beaucoup moins institutionnalisé.

Par exemple, chez Clifford, Marie a l’habitude d’aller à la soirée annuelle. Ca lui permet d’entretenir ses relations et d’en créer de nouvelles.

En ce qui concerne don évolution, Marie est passée par différentes phases :

  • La phase junior : cette première étape a duré environ 4 ans. C’est une période d’apprentissage de la matière où les tâches sont assez simples. Cela permet à Marie de structurer son esprit.
  • La relation client : puis avec le temps, Marie s’implique de plus en plus dans ses missions, elle commence à créer des liens forts avec les clients jusqu’à devenir leur référent.
  • Au bout de 7 à 8 ans d’expérience se pose la question de ses ambitions : alors qu’elle n’envisage l’association pour des raisons personnelles, elle pose, sur un coup de tête, sa plaque. L’envie d’exercer autrement l’influence.

Alors qu’on lui demande « quel est son business plan », elle réalise qu’elle n’en a aucune idée. Quitter une grosse structure pour se mettre à son compte c’est se détacher d’un certain luxe quotidien.

Elle choisit de s’installer avec son associée dans un cabinet. Et tout va si vite…

« Un vrai effet d’appel d’air »

Marie se sent extrêmement surprise par la tournure des évènements. Très rapidement, elle est recommandée de différents côtés par des personnes qu’elle n’imaginait pas.

En ce qui concerne ses secteurs de prédilection, c’est varié : télécom, énergie, grande distribution ou encore produits agricoles, … Elle est en capacité de traiter tout sujet qui concerne le droit de la concurrence mais elle a ses préférences.

Puisqu’ elle a un positionnement de niche, le développement du cabinet et sa structuration n’ont pas été les aspects les plus complexes. En effet, c’est un secteur très actif : colloques, diners, associations, … Il y a de quoi faire des rencontres.

Lorsqu’elle se retrouve dans des dossiers face à des cabinets géants qui ont des moyens colossaux, évidemment, elle doit fournir beaucoup plus d’efforts. Sa technique c’est d’engager des avocats pour une période donnée afin de gagner en productivité. Il n’empêche qu’il y a une disproportion des moyens.

« Il y a certaines boîtes dans lesquelles je ne rentrerais jamais »

Beaucoup de grandes entreprises préfèrent s’adresser à des grands cabinets, la marque pour eux est gage de confiance. Pour autant, Marie a signé avec des boîtes du CAC 40. C’est certes un risque que prend le directeur juridique mais c’est aussi un signe d’ouverture et de confiance en elle.

« Ce sont des clients qui ne sont pas sorti du chapeau »

Les relations humaines sont au centre de tout et ça se travaille. Les clients de Marie ne sont pas là par hasard, elle a dû faire ses marques et ses preuves.

« Je ne peux pas avoir un client du CAC 40 qui ne me connaît pas du jour au lendemain »

Aujourd’hui, Marie souhaite grandir et faire grossir son cabinet. C’est dans ce sens qu’elle est à la recherche d’un(e) stagiaire à partir de septembre : chers étudiants, à vos CV !

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