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Olivier Legrand, avocat associé chez Sekri Valentin Zerrouk

« Il n’y a pas de secret, il faut travailler énormément »

Olivier Legrand est un homme très humble, sociable et travailleur.

Alors étudiant en droit à Anger, à Lyon, puis à Paris, il réussit à accorder son travail et son sérieux à sa vie sociale. Pour lui, il était déjà fondamental de trouver le plus vite possible une stabilité entre les deux. D’ailleurs, ça lui permet de développer à la fois des hardskills et à la fois des softskills.

« J’ai à cœur de recruter des gens sympas »

Aujourd’hui encore, il est important pour Olivier de recruter des profils qui savent faire la part des choses, qui sont empreints d’un caractère fondamentalement humain. C’est quelque chose qui joue un rôle fondamental dans la cohésion des équipes mais aussi pour l’aspect relation client. Le métier d’avocat pousse ceux qui l’exercent à être très souvent en contact avec les clients. Ainsi, il est primordial d’avoir un savoir être développé.

Si Olivier Legrand a choisi d’être avocat en droit des affaires c’est pour tenter d’incarner tant bien que mal l’avocat charismatique qui plaide avec passion et ferveur. Un rêve de jeunesse… Même s’il nous avoue aujourd’hui que ce n’est pas ce qu’il est devenu.

« C’est ça la magie en droit des affaires »

Ce qui lui plaît avant tout, ce sont les matières techniques qui lui permettent de découvrir toujours plus de nouveautés. Il est confronté à des opérations complexes, financières. Lorsqu’il étudie, puis qu’il commence à pratiquer, et encore aujourd’hui, Olivier Legrand est animé par « une soif de comprendre le monde dans ses complexités ».

Stratège, Olivier fait le choix de faire un parcours à sens inverse : il veut commencer dans un petit cabinet d’avocat pour intégrer plus tard le plus gros.

C’est ainsi qu’il commence chez LL Berg qui est un cabinet « boutique » composé d’une dizaine d’avocats spécialisés en M&A, private equity et plus généralement dans la tech. En commençant dans une petite structure, Olivier part avec l’idée qu’il aura l’occasion de toucher aux dossiers de manière transversale et profonde beaucoup plus rapidement.

« J’ai trouvé ce que je cherchais. »

Certes, il a été logiquement amené a traiter des dossiers de niche mais qui ont été passionnés. Très tôt dans sa collaboration, il a l’impression de faire beaucoup de choses. Très vite, il est contact avec les clients.

Il développe plusieurs casquettes : celle de commercial, de chargé de relation client et bien d’autres. Ces aspects sont de réelles sources de motivation pour lui : il réalise que l’humain et l’individuel sont intrinsèquement liés. Ainsi, assez tôt, Olivier perçoit l’intérêt d’avoir ses propres clients, chose souvent complexe.

Olivier a eu de la chance d’avoir cette opportunité de liberté au tout début de sa carrière. Pourtant, encore une fois, tout était calculer. Il savait que dans une petite structure, les hiérarchies de pouvoirs se ressentent moins.

« La réalité c’est qu’on ne sait quand même pas faire grand-chose au tout début »

Il faut pour autant voir la réalité en face. C’est uniquement à partir de sa troisième année de collaboration qu’il commence à développer. Ses capacités sont alors très limitées. C’est un travail de longue haleine mais qui porte ses fruits : certains de ses clients actuels sont ceux de ses débuts. C’est pourquoi il est utile de commencer très tôt.

Mais comment développer ?

Olivier Legrand évoque d’abord de la nécessité de développer sa sociabilité. Pour lui, ça se passe de façon fluide : soirées, amis, rencontres personnelles. Il faut avoir l’esprit ouvert.

« On peut toujours rencontrer quelqu’un qui peut être intéressant »

Vous vous en doutez, il y a aussi le fameux bouche à oreille, d’où l’importance de développer au maximum son réseau. « Le plus dur, c’est de trouver le premier client » nous confie t il. En effet, le monde des start up est un milieu très interconnecté : comme beaucoup d’autres secteurs. Si vous faites du bon travail, vos clients vous recommandent.

Après trois ans et demi de collaborations, Olivier Legrand quitte LL Berg pour rejoindre le cabinet Gide Loyrette Nouel. Il continue d’y développer sa clientèle personnelle.

« Il n’y a pas de secret, il faut travailler énormément »

C’est ce qu’il fait. De la rigueur et de la persévérance lui sont nécessaires afin d’avoir une collaboration exigeante et prestigieuse mais aussi de développer sa clientèle de manière significative.

« Ça vaut le coup ». En effet, ça lui a permis de devenir associé assez jeune et de travailler moins aujourd’hui puisque les efforts ont déjà été fournis.

La passation vers un gros cabinet :

Il a vite ressenti le besoin de passer par un gros cabinet, une grosse marque, un gros nom. De plus, Olivier avait un attrait pour le monde du financement des start up. Déjà chez LL Berg, il avait touché du doigt le domaine de la tech et du Venture capital. C’est en cherchant les cabinets les plus réputés sur le domaine qu’il tombe sur Gide.

Ses quatre années dans le cabinet sont agréables : il s’entend bien avec l’équipe, travaille sur de beaux dossiers. Il ne part pas pour une question d’argent mais plutôt d’ambition.

Olivier Legrand arrivait, à la fin de ses quatre années, à mieux se payer avec ses dossiers personnels que par sa rétrocession. Un changement était éminent. Face à la situation, deux options s’offraient à lui :

  • Ouvrir son propre cabinet
  • En rejoindre un en tant qu’associé

Etant donné son parcours, il nous confie une certaine facilité à échanger avec de nombreux chasseurs de tête.

« Ça ne demande pas beaucoup d’efforts de trouver une nouvelle place quand on a un profil intéressant »

C’est lors de cette période de recherche qu’il rencontre le cabinet SVZ. Ca match : la manière de travailler, les ambitions, les projets, les valeurs,…

La transition se fait de manière assez naturelle, Olivier se lance dans de nouvelles aventures. Cette fois ci, plus grandes : grands groupes, Cac 40, investisseurs, il se diversifie.

Quant à son rôle de manager dont il avait déjà eu une première expérience chez Gide, se passe aussi de manière fluide. Pour lui, il faut être sympa et donner des consignes claires. Les jeunes collaborateurs sont très malins.

Pour finir, si Olivier peut donner un petit conseil c’est bien qu’ « il faut se méfier d’être trop spécialisé ». C’est pourquoi il a choisi de se généraliser, de travailler sur d’autres domaines que le Venture. Ca lui permet d’assurer ses arrières.

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à télécharger notre guide sur le développement commercial que vous retrouverez ici !

Bonne lecture :

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