Dans ce nouvel épisode du podcast, nous recevons Maître Sylvie Gallage-Alwis, associée fondatrice du bureau parisien de Signature Litigation. Avec près de 20 ans d’expérience, elle représente des fabricants exerçant en France dans des litiges complexes liés à la responsabilité du fait des produits, aux risques industriels, à la sécurité des produits et aux contentieux de substances toxiques.
Un parcours au service d’une vocation familiale. Sylvie Gallage-Alwis revient sur les origines de sa vocation, héritée du rêve de son père, arrivé du Sri Lanka en Europe à 18 ans. Elle retrace son parcours académique, entre Erasmus à Trinity College Dublin, maîtrise de droit européen et DEA de droit international privé à Assas, LLM à la London School of Economics et Master spécialisé en droit des affaires internationales à l’ESSEC, une expérience qu’elle considère aujourd’hui essentielle à sa capacité à manager.
La construction d’une spécialité de niche. Elle explique comment son stage puis sa collaboration chez Hogan Lovells l’ont menée vers la responsabilité du fait des produits, une spécialité alors peu répandue en France. Elle insiste sur l’importance de développer très tôt sa clientèle personnelle, notamment via la rédaction régulière d’articles et la prise de parole en conférence, sans attendre le titre d’associé pour se constituer un book of business.
Devenir associée : entrepreneuriat et création de Signature Litigation à Paris. Sylvie Gallage-Alwis raconte comment, portée par la volonté d’être « son propre patron », elle a cofondé avec Thomas Rouhette et Emmanuèle Lutfalla le bureau parisien de Signature Litigation en 2019. Elle revient sur les défis de la création d’un cabinet à partir de zéro, la construction de la marque, le choix d’une spécialisation exclusive en contentieux et arbitrage, et la croissance rapide du cabinet, aujourd’hui présent à Londres, Paris, Gibraltar et Francfort.
Manager et faire grandir les talents. Elle détaille sa vision du management : un parcours vers l’association fondé sur la capacité à apporter de nouveaux clients plutôt que sur un chiffre d’affaires minimal, un statut de senior automatique après huit ans, et de nombreuses initiatives internes, mise en avant des collaborateurs auprès des clients, formations en soft skills, prise de parole, sorties culturelles pour préparer les équipes aux responsabilités de demain.
L’intelligence artificielle dans la pratique du contentieux. Interrogée sur l’IA, elle explique que le cabinet teste plusieurs outils et a mis en place un programme de formation de plus de vingt heures pour ses collaborateurs.
Elle conclut sur les mutations qu’elle observe depuis le début de sa carrière : une accélération générale des échanges avec les clients, une acceptation croissante de la spécialisation au sein des cabinets, et une féminisation progressive de l’association qu’elle appelle à poursuivre.
Bonne écoute !
