“Mon challenge est de structurer une équipe en droit pénal des affaires” Thomas Amico, avocat associé chez Delsol Avocats

Maître Thomas Amico a débuté son entrée dans le monde des avocats de façon atypique, puisqu’il a été admis à Sciences Po en parallèle de sa prépa Maths sup/ Maths spé. C’est à Sciences Po qu’il rencontre Thierry Jean-Pierre, député européen et ancien juge d’instruction qui lui fait débuter une carrière diplomatique sans aucun diplôme juridique.

À la suite de cela, Thomas Amico intègre le cabinet ministériel de Christine Lagarde en tant que conseiller chargé de la mondialisation. Il rencontre beaucoup de monde et voyage énormément. Il se questionne beaucoup et profite d’un changement de gouvernement afin d’intégrer la nouvelle école de droit de Sciences Po, dirigée par Marie-Anne Frison-Roche et Christophe Jamin, et d’enfiler la robe d’avocat. Fort d’une appétence pour le contentieux et la procédure, il postule à l’IEJ. Malgré des remarques pessimistes, il s’inscrit à CapAvocat, prépa d’avocat. Il est reçu au CRFPA en majorant l’admission.

Lors de son stage en alternance chez Weil Gotshal, il travaille en contentieux et en conseil. Pour son stage final chez White & Case, il découvre une ambiance pesante en temps de crise, et décide de quitter les cabinets anglo-saxons.

Il arrive donc chez Veil Jourde et s’attèle tant à du droit pénal qu’à des dossiers de contentieux commerciaux. En 2013, démarché par un chasseur de tête, il décide de rejoindre le cabinet Linklaters afin de travailler dans le département droit pénal des affaires avec Kiril Bourgartchev et Emmanuel Moyne. Il y développe une pratique centrée sur le droit pénal des affaires (compliance). Il se confronte à de nouvelles problématiques, différentes de chez Veil Jourde : manager des collaborateurs plus jeunes et développer sa pratique commerciale.

Il construit sa clientèle dès le début de sa collaboration grâce à son réseau et à la vente croisée. Il apprend donc comment créer et gérer sa clientèle personnelle en parallèle de sa collaboration. Fort de son expérience judiciaire, il assume la gestion des dossiers de son équipe. De plus en plus, on lui confie de beaux dossiers et continue de se former sur des perspectives de développement commercial. À la suite du départ de Kiril Bourgartchev et Emmanuel Moyne, il devient avocat counsel chez Linklaters, mais se rend compte que le développement de son activité est relativement mal accueilli. Il rencontre par hasard le cabinet Delsol et ressent la possibilité de mieux développer sa pratique du droit pénal des affaires et notamment en terme de compliance. Il décide ainsi de rejoindre le cabinet Delsol.

Chez Delsol, il acquiert plus de liberté sur le choix de ses dossiers. Il a la chance d’être aidé au quotidien par ses confrères et consoeurs du cabinet en terme de développement de sa pratique et renoue avec un système de rémunération “plus juste” et plus complexe, où l’apport d’affaires et le cross-selling sont valorisés. Il continue de bénéficier d’affaires internationales grâce aux relations du cabinet Delsol et a eu un apport important de dossiers pénaux qui n’étaient pas traités au sein du cabinet Delsol. À côté de cela, maître Thomas Amico est beaucoup recommandé par ses clients.

Dans ce podcast, on aborde aussi :

1- Le chemin vers l’association.
2- Le développement de clientèle en tant que collaborateur en cabinet anglo-saxon puis en tant qu’associé en cabinet français.
3- Le positionnement qu’il a choisi sur le marché.
4- La structuration d’une équipe en droit pénal des affaires.
5- La vision qu’il a de son rôle et de la structure dans laquelle il intervient.

Toute l’équipe d’anomia vous souhaite une excellente écoute !



Partager cette publication