“Ma première plaidoirie était contre Robert Badinter” – Jean-Michel ICARD, Avocat associé chez ALKYNE

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[LES BARONS DU BARREAU]

“La liberté et l’indépendance” : voilà les valeurs que Jean-Michel ICARD défend !

Résumé du podcast avocat d’Anomia

L’histoire de Maître Icard dans le podcast avocat d’Anomia

Jean-Michel Icard, avocat fondateur et associé chez Alkyne-Avocats a très vite compris que pour réussir, il fallait travailler. Revenu d’Algérie en 1962 après les accords d’Evian, il se destine au métier d’avocat et prête serment en 1978 à 22 ans. A cette époque, les études se terminaient par un stage de 3 ans en tant qu’avocat stagiaire. Ces stages aveint pour but de fournir une formation pratique aux avocats qui arrivaient dans le grand bain. Souvent, on leur confiait les dossiers les plus épineux. C’est ainsi que, pour sa première plaidoirie, il fut face à Robert Badinter. Pour compléter ses études en pénal des affaires, il fait également des études de comptabilité générale. Il fait aussi le MBA d’HEC pour obtenir la triple compétence managériale, technique et comptable.

De l’indépendance de la Justice

Une des choses qui a fait que Maître Icard est devenu avocat est son amour de la liberté. Liberté de défendre ou non son client, d’être indépendant. Cette volonté d’indépendance va être fortement être mise en danger par le servie militaire. Du fait de sa triple compétence, on le place au ministère de la défense dans la section renseignement. Il est en charge de l’audit interne des armées. Ici, l’intérêt général l’emporte sur l’’individu et on peut parfois perdre son intégrité car il faut respecter les ordres. C’est pour cette raison qu’il aime tant le métier d’avocat. Le secret professionnel de l’avocat n’est jamais levé tandis que le secret défense peut l’être. D’où la supériorité de l’avocat. Dans une entreprise, un responsable d’audit peut prendre connaissance de pratiques frauduleuses. La direction peut lui demander de ne rien dire sur ce sujet.

Développement de son cabinet spécialisé en risque pénal

Dès son retour de service militaire, il s’installe avec deux associés. Ses deux associés sont spécialisés en procédure civile et commerciale. Lui poursuit ses activités en droit pénal des affaires. Parallèlement à son métier d’avocat, il enseigne à polytechnique. En outre, il forme les hauts cadres de la Banque Populaire.

La richesse du métier d’avocat

Le monde évolue très rapidement et l’avocat voit lui aussi son métier changer. Les spécialités évoluent et la pluralité des profils symbolise parfaitement la richesse du métier d’avocat. Des personnes passionnées par la médecine peuvent se réorienter en avocat en droit de la santé.  De la même manière, d’anciens cadres de la fonction publiques décident de prendre la robe. Tous sont là pour une chose : se battre dans l’arène. Le but est de gagner, les avocats détestent la défaite. Ils sont orgueilleux. Ce combat n’est pas uniquement pour leurs clients mais aussi pour la vérité.

L’évolution de la géopolitique mondiale

A son retour de service militaire, Maître Icard s’est spécialisé dans les dossiers d’espionnage industriel. Jusqu’aux années 1990, cet espionnage se faisait entre les deux blocs. Néanmoins, avec la chute de l’URSS, cet espionnage s’est fortement développé. Les entreprises françaises se sont fait d’ailleurs dépouiller de leur savoir-faire. Au lieu d’anticiper cet espionnage, les entreprises prennent des mesures une fois qu’elles ont tout perdu. Avec la disparition des frontières, ces vols de process étaient fréquents et difficiles à combattre.

L’anticipation du risque pénal : solution au dépouillement technologique

C’est en prenant conscience de cette situation qque Maître Icard décide de faire du conseil juridique pour anticiper ces mutations. Il conçoit le MARPSA (méthode d’appréciation du risque pénal et anticipation du risque pénal et stratégie d’anticipation) qui aide les dirigeants dans leurs prises de décision.  Le rôle de l’anticipation du risque est de plus en plus présent aujourd’hui. En 2009, une entreprise a été condamnée car elle n’avait pas pris les mesures d’anticipation nécessaires. Cette méthode consiste tout d’abord à cartographier les risques.  Sont-ils réels ? A quelle échéance ? Dans quelle mesure ce risque va joueur sur mon entreprise ? Il faut ensuite analyser le phénomène sous toutes ses coutures et enfin le comprendre.

Réduire le risque pénal

Lorsqu’une entreprise est confrontée à un risque pénal à cause de sa sécurité, Maître Icard intervient. Une entreprise présentant un fort taux d’accident du travail va devoir se mettre à niveau. Tout d’abord, une situation finale recherchée va être définie, elle sera l’objectif. Suite à cela, on met en place une délégation juridique avec un budget qui pourra prendre des mesures pour atteidnre cet objectif.  Au départ, les entreprises étaient très peu receptives à cette offre. Néanmoins, les tribunaux ont commencé à mettre de lourdes amendes aux entreprises qui présentaient de forts taux d’AT. Cela a aidé au développement de l’activité.

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