“Un avocat doit être un Entrepreneur” – François Mazon, associé chez BASS & MAZON

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L’histoire de François Mazon

Venez découvrir le parcours atypique de Maître François Mazon, avocat entrepreneur au barreau de Marseille. Diplômé de central Paris, de Science Po, il dirige plusieurs grandes entreprises comme Capgémini et Sopra Steria. Puis, un jour, il décide de changer de vie et de réaliser un de ses rêves d’adolescent : devenir avocat. Il s’inscrit alors à la faculté Aix-Marseille puis devient avocat en 2013. Fort de sa motivation, il ne cesse de dire : « les hommes deviennent vieux quand leurs regrets remplacent leurs rêve ». A la sortie de l’école d’avocat, il s’associe avec Maître Basse, chez qui il a fait son stage de fin d’étude. Sa spécialité : le droit pénal des affaires.

Le développement du cabinet d’un avocat entrepreneur

Dès son arrivé dans le cabinet, Maître Mazon souhaite imposer sa patte. Fort de son expérience en tant que chef il souhaite mettre en place un véritable pilotage de son cabinet. En effet, il déplore un manque dans la formation de l’avocat : « on n’apprend pas  à un avocat à être entrepreneur ». Alors que, comme les entrepreneurs, les avocats doivent se positionner sur un marché, développer une clientèle, fidéliser les clients. On peut être très bon avocat et mettre la clef sous la porte si l’on ne prend pas cela en compte. Être bon technicien est une condition nécessaire mais pas suffisante au succès de son entreprise. Il faut adopter une démarche business pour s’imposer sur le marché (cela peut être la stratégie de sous-traitance évoqué par Jean-Michel Darrois). Depuis quelques années, le FNB l’a bien compris et charge Maître Mazon de formations sur le développement de la clientèle pour les avocats. Néanmoins, ces formations sont encore trop peu répandues (deux heures).

La stratégie d’un avocat business friendly

Tout d’abord, il faut savoir ce qui nous passionne pour ensuite savoir si on peut en faire une spécialité. L’important est de savoir si notre appétence pour un domaine peut générer une valeur pour le client. Maître Mazon est passionné par le droit pénal des affaires. De par son expérience en tant que chef d’entreprise, il a pu construire son avantage concurrentiel dans le domaine. Dès lors qu’on a identifié où était notre avantage concurrentiel, il convient de déterminer comment se construire une clientèle. François Mazon  a misé sur trois canaux pour développer sa clientèle :

–  la prescription : chaque PME ou ETI possède un avocat en droit social. Néanmoins, dès lors qu’il y a une perquisition dans une entreprise, cet avocat est  impuissant. Il faut donc se rapprocher des grands cabinets en droit social afin que ceux-ci recommandent maître Mazon.

– La formation : François Mazon organise des formations pour sensibiliser les chefs d’entreprises à la prévention contre le risque pénal. Ainsi, dès lors que ces patrons ont un problème pénal, ils se tournent vers lui.

– Les réseaux sociaux : Grâce à son passé de dirigeant d’entreprises beaucoup de journaux se sont intéressés à son histoire ce qui lui a permis de récupérer quelques gros dossiers. De la même manière, Maître Mazon utilise Linkedin ce qui lui a permis de rentrer en contact avec de nouveaux clients.

L’avantage concurrentiel pour les avocats

Chaque avocat doit déterminer, suivant son avantage concurrentiel, quel canal lui correspond le mieux. Mais attention, il faut également prendre en compte la structure de son cabinet (pour ce faire, Anomia vous propose la formation Boost). Bien que maître Mazon ait énormément de contacts dans les entreprise du CAC40, il n’a pas souhaité travaillé avec elles. En effet, il faut avoir conscience de sa valeur mais aussi de ses limites. Ces entreprises ont des besoins juridiques bien trop importants pour un petit cabinet. En outre, la valeur ajouté de Maître Mazon est son passé de chef d’entreprise. Il parvient ainsi à échanger beaucoup plus facilement avec des chefs d’entreprises. C’est donc tout naturellement qu’il s’est positionné sur le secteur des PME et des ETI. De la même manière, les gros cabinets internationaux ne s’intéressent pas à ce type d’entreprises. Lorsque cette stratégie est bien établie, il faut la piloter et cela se fait à travers la mise en place de KPI mais aussi la planification d’échéances plus ou moins lointaine. Ainsi, si le cabinet n’atteint pas les objectifs prévus, les avocats peuvent rapidement agir.

L’avocat entrepreneur : un avocat pas comme les autres ?

L’avocat a un but : obtenir la meilleure décision pour son client. Pour cela, il va devoir faire en sorte que la réalité du chef d’entreprise (qui est de prouver son innocence) doit aussi être celle des juges et du magistrats. Il doit ainsi transformer un point de vue subjectif en des preuves objectives qui convaincront les juges.  Le but n’est pas de se montrer véhément envers la cour et de les arranguer en criant haut et fort que notre client est innocent. Il faut au contraire se mettre à leur place et adopter un raisonnement purement juridique pour convaincre.

Pour découvrir les conseils d’un avocat entrepreneur aux étudiants, n’hésitez pas à écouter le podcast avocat d’Anomia !!! Si vous voulez vous perfectionner vous pouvez visionner également le webinar de François Mazon

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