“On apprend à être avocat, en étant avocat”, Philippe Goossens, avocat associé chez ADVANT Altana

Dans cet épisode d’AdVocat, nous recevons Philippe Goossens, avocat associé chez ADVANT Altana.

Philippe à toujours eu envie de devenir avocat. Après avoir fait ses études à Paris 1, il souhaite se diriger vers le droit social. Il rentre ensuite en stage chez Rambaud Martel, où il “touche un peu à tout”. Il va faire du droit social, du pénal, du M&A…

Il va petit à petit se spécialiser en pénal des affaires. 

Il regrette que les cabinets de nos jours attendent des jeunes avocats de se spécialiser tout de suite. Pour lui, un bon avocat doit commencer par être un généraliste, puis devenir un spécialiste et enfin un expert.

Si c’était sa responsabilité, il supprimerait l’école d’avocat – “On apprend à être avocat, en étant avocat”.

Il devient associé au sein du cabinet en 2002. Il explique qu’”être associé c’est un métier supplémentaire”. Cela requiert des qualités et des compétences différentes qu’un collaborateur. Il donne l’exemple d’apprendre à gérer un cabinet, à facturer, à manager…

“Il faut toujours s’inspirer de ce que font les autres”

En 2004, il quitte Rambaud Martel et rejoint le cabinet américain Proskauer Rose.

Il retient plusieurs différences avec les cabinets européens, notamment en termes de budget et de marché. 

Pour lui, les cabinets européens doivent encore se développer afin de concurrencer les gros cabinets américains et asiatiques.

“La vrai réussite, c’est celle qui te dépasse”

En ce qui concerne sa vision de la réussite, il affirme qu’elle réside dans la transmission.

“J’ai qu’une hâte c’est que les plus jeunes soient meilleurs que moi” – ce sera la preuve de sa réussite, puisqu’il aura formé des équipes pour assurer la pérennité du cabinet. 

“La création d’un cabinet, c’est toujours une super aventure” 

Philippe explique que la force d’un cabinet, c’est de regrouper des gens très bons dans leur domaine, qui savent travailler en équipe.

En 2008, avec des anciens confrères de chez Rambaud, il décide de monter son cabinet. 

Il compare le développement de son cabinet à un enfant qui grandit. Il explique qu’il a beaucoup moins de prise de sur le cabinet qu’au départ mais qu’il se réjouit de voir la structure se développer grâce à des jeunes associés et collaborateurs dynamiques.

Pour Philippe, c’est important de s’associer avec des gens en qui tu as confiance professionnellement et avec qui tu partages une même vision du cabinet et du management.

Enfin, il termine en disant qu’“il faut vivre avec passion” – “une vie sans passion ne mérite pas d’être vécue”.

L’équipe Anomia vous souhaite une excellente écoute !



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