couverture de l'article du podcast sur Guillaume Jimenez

“Mon chemin de Counsel à avocat Associé” Guillaume Jimenez, avocat associé chez 28 octobre

Pourquoi Guillaume a décidé de devenir avocat?

Guillaume se rapproche relativement vite du droit commercial, car il est attiré par le monde de l’entreprise. Il passe l’ancien bi-deug et fait beaucoup d’anglais et de droit anglo-saxon. Dans le cadre de ce cursus, beaucoup d’échanges ont lieu, ce qui permet à Guillaume de faire un LLM aux États-Unis. Il passe ses deux premiers stages dans le cabinet Falque qui s’apparentent à une petite expérience de collaboration.

La première expérience de Guillaume chez Falque.

Il acquiert la confiance de ses associés, et se voit confier un travail de collaborateur ainsi qu’un travail de fond : il touche ses premières conclusions et ses premières assignations. Il travaille notamment avec Elisabeth Lescoffier et Géraline Chical, qui avaient à coeur de le faire progresser en l’impliquant en rendez-vous client et en lui parlant de chiffrage d’honoraire, des thématiques aussi importantes que la production juridique.

Suite à un manque d’anticipation, Guillaume a quelques difficultés pour trouver sa première collaboration. D’autant plus qu’il n’avait pas une idée particulièrement claire du type de structure et du type de matière qu’il affectionnait. Il finit par accepter une offre du cabinet Pech de Laclause & associés, trouvée via le village de la justice.

6 ans dans une collaboration, c’est un peu long?

Cette collaboration dure 6 ans et fut une belle expérience. Il comprend vite que le type de structure qui lui convient le mieux est celui des structures de taille moyenne. Concrètement pour Guillaume, cela se traduisait par une proximité directe avec l’associé et de ce fait, une proximité et un contact avec le client, i.e. “mettre les mains de le cambouis”. Dans ce cabinet, une valeur est de faire monter en compétences et en responsabilités les collaborateurs. Guillaume a l’occasion d’être formé par le managing partner maître Pech De Laclause, mais également par les seniors qui ont beaucoup appris à Guillaume.

Guillaume arrive notamment au même moment qu’un jeune associé, Nicolas Blanchenay, qui vient développer la pratique droit des sociétés, où le cabinet avait plutôt un positionnement contentieux. Il travaille donc avec maître Blanchenay afin de structurer l’ouverture de ce pôle. Bien que cela ne soit pas des domaines connus , Guillaume les approfondit, car il voit une opportunité d’apprendre et de se développer.

Comment Guillaume a constitué sa clientèle personnelle ?

Concernant la clientèle personnelle, Guillaume est persuadé qu’un collaborateur sans clientèle personnelle n’a pas d’avenir : avoir des clients, c’est la liberté d’avoir des options. Le but est de ne pas se laisser enfermer dans des modèles qu’on ne maîtrise plus. Pour élaborer sa clientèle, Guillaume a refusé de prendre du tout-venant. Il faisait exclusivement du droit des affaires pour le monde de l’entreprise, pas question pour lui travailler sur des sujets non-connexes. Il est donc allé au contact des chefs d’entreprises lors de réceptions et de rassemblements.

Il se heurte à des problématiques de manque d’expérience. Toutefois Guillaume finit par acquérir ses premiers clients et, par le bouche à oreille, parvient à constituer une clientèle non-négligeable. Cette nouvelle clientèle lui demande beaucoup de temps, en plus de sa situation de collaborateur. Dans le même temps, il ne voit plus de perspective d’évolution et décide donc de partir avant de s’enfermer dans une collaboration de “3 ans de trop”.

La route de Guillaume vers l’association.

Il arrive dans un nouveau cabinet pour quelques semaines, qui ne lui convient pas. Toujours sur le village de la justice, il répond à une offre anonyme. Benoît Pruvost, chez 28 octobre, le contacte et, au fur et à mesure, un poste de collaborateur senior lui est proposé. Guillaume trouve un cabinet où les associés sont réceptifs aux envies et aux projets de leurs collaborateurs. Le changement n’est pas un problème pour eux, le fonctionnement est souple et très horizontal.

Au bout d’un an et demi, son travail est reconnu et il est nommé avocat counsel. Guillaume s’implique alors de plus en plus sur les problématiques de gestion : discussions avec les fournisseurs, problématiques d’impayés, de recouvrements et chiffrage des dossiers.

Il source une masse de dossiers qu’il ne pourrait pas abattre seul : il va donc voir ses associés, et explique ses problématiques et la masse de travail à effectuer. Les associés acceptent de l’aider sur les dossiers avec beaucoup d’encouragement et de valorisation et Guillaume reste le contact privilégié avec les clients et l’organisateur global. Les apports de dossiers au cabinet commencent de façon très saine et il voit donc une belle opportunité de devenir associé et de se concentrer sur l’apport de dossiers grâce à l’aide du cabinet.

Il y a un an, en juillet, alors que Guillaume voulait discuter d’un partnership track afin de préparer son association, il est nommé associé. La phase de préparation préalable avait montré aux associés l’étendue des compétences de Guillaume, il n’y avait donc plus qu’à se poser des questions pratiques et opérationnelles : comment cela va se dérouler et sur combien de temps. Guillaume choisit d’être associé en capital et donc de faire un “mariage professionnel”.

Dans ce podcast, on aborde aussi :

1- La construction de clientèle lorsque l’on est collaborateur
2- Trouver un cabinet qui nous correspond
3- Construire des relais de croissance pour un cabinet
4- Apporter de la clientèle personnelle à son cabinet
5- Le développement d’une partnership track

Toute l’équipe d’Anomia vous souhaite une excellente écoute !



Partager cette publication