Le DJCE, l’atout d’un bel avenir professionnel

Habituée des mentions et des lauriers, Niky Parisot a toujours été une étudiante brillante. La sélection au sein du prestigieux Master 2 « Droit de l’entreprise et des affaires –Diplôme de Juriste Conseil d’Entreprise (DJCE) » de la Faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion de Nancy, dans lequel elle étudie aujourd’hui, constitue d’ailleurs le point d’orgue de son cursus universitaire.

Pour Anomia, Niky revient sur son parcours, ses choix et ses désirs d’avenir.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Titulaire depuis 2015 d’un baccalauréat littéraire, ma formation dans le secondaire s’est principalement articulée autour de l’apprentissage des langues étrangères telles que l’anglais, l’italien, l’espagnol et le russe, et de l’acquisition d’un bagage culturel indispensable et essentiel à la compréhension du monde. Au-delà de ces deux aspects, j’ai également eu l’occasion de comprendre l’importance que peut revêtir une bonne qualité d’expression, à travers l’opportunité qui m’a été accordée d’occuper le poste de rédactrice en chef du « journal du lycée ».

Plus tard, à la faculté de droit, j’ai suivi deux premières années que l’on pourrait qualifier de généralistes, mêlant autant de matières de droit public que de droit privé. Je portais d’ailleurs un intérêt certain pour le droit administratif et pour le droit fiscal. Néanmoins, un choix s’imposait avant mon entrée en troisième année et j’ai décidé de privilégier, d’une manière peut-être arbitraire, un parcours orienté vers le droit de l’entreprise et des affaires, a contrario de mes inclinations initiales. Avec le recul, il me semble que cette orientation a certainement été animée par la curiosité suscitée par des matières que je n’avais pas encore étudiées : le droit du travail et le droit des sociétés. En outre, le caractère indéterminé de mon projet professionnel me poussait à conserver le plus large éventail de possibilités. La pertinence de mon pari s’est confirmée à l’aune de mes résultats universitaires, lesquels m’ont valu le statut de « major de promotion ».

La poursuite de mes études de droit en Master 1 Droit des affaires présentait les caractères de l’évidence. J’avais d’ores et déjà l’ambition d’intégrer le DJCE, ce diplôme de référence qui caractériserait l’aboutissement de ma formation. J’ai donc sollicité toutes les connaissances que j’avais acquises et tous les efforts dont je pouvais faire preuve afin d’optimiser mes chances de satisfaire à cet objectif. L’obtention d’une mention « très bien » démontre que j’y suis parvenue.

Dans la droite continuité de mon cursus universitaire, je suis aujourd’hui inscrite en Master 2 Droit l’Entreprise et des affaires / DJCE à Nancy. A la suite de ce dernier, j’ai l’intention d’exercer au Grand-Duché de Luxembourg en qualité de conseil.

Aussi puis-je affirmer m’être, dès à présent, orientée vers une démarche professionnelle à travers la réalisation de deux stages. J’ai eu tout particulièrement l’occasion de découvrir certaines activités inhérentes au statut de juriste d’entreprise spécialisé dans la « law compliance » au cours d’un stage effectué en 2017 chez KPMG, un cabinet de conseil et d’audit de renom. De même, l’opportunité m’a été accordée en 2019 de m’initier à la pratique d’avocats d’affaires lors d’un stage effectué dans le cabinet Loyens & Loeff, Avocats à la Cour.

Pourquoi choisir d’entrer en DJCE ?

L’acquisition de cette expérience professionnelle, accompagnée de quatre années d’études, ont amplement conforté l’intérêt que je porte au Droit des affaires, particulièrement dans son contexte généraliste et approfondi tel qu’il est dispensé au sein de la formation DJCE. A mon sens, il s’agit d’un socle indispensable à tout juriste d’affaires.

En tout état de cause, il s’agit d’un label, d’une empreinte de prestige que tout praticien affairiste, avocat conseil ou juriste d’entreprise, ainsi qu’universitaire reconnaît parmi les meilleures formations en la matière. En ce sens, sa valeur réside dans le fait que les uns, comme les autres, y dispensent des enseignements.

Cette essence fonde, par ailleurs, le réseau alumni qui permet aux étudiants de chaque promotion de tirer profit de l’expérience d’anciens « djcéistes » insérés sur le marché du travail, ceux-ci pouvant délivrer conseils, recommandations et assistance lors de la recherche d’opportunités professionnelles. La constitution progressive de ce réseau, tout en entretenant d’inéluctables liens de camaraderie, confère au diplôme une dimension fondamentalement professionnalisante.

La pertinence et le caractère incontournable d’une telle formation tiennent également à la possibilité qu’ont les étudiants de participer à divers concours organisés par les acteurs du Droit des affaires, comme le Prix “Maurice Cozian” ou le Prix Mayer Brown du Private Equity. Ce rapprochement certain avec les professionnels, à la jonction entre la théorie et la pratique, apporte ainsi un fort esprit de dynamisme.

Sans compter la place importante qui est affectée à l’anglais, des affaires et financier, qui se veut gage d’une efficience professionnelle future.

Les raisons qui ont motivé ma candidature ont par conséquent été multiples et tous ces facteurs composent un équilibre parfait entre transversalité, exigence et professionnalisme.

Peux-tu nous décrire le contenu de ce diplôme ainsi que ses modalités de sélection ?

Les cours du Master 2 sont décomposés en plusieurs volets « techniques » : les techniques contractuelles, les techniques sociétaires, les techniques sociales et les techniques fiscales. S’y ajoutent deux modules distincts constituant le diplôme universitaire (DU) qui donne son nom à la formation : le DJCE. Ce dernier comprend l’étude du Droit des affaires international et européen et des techniques commerciales et financières.

L’intervention régulière de professionnels expérimentés, corrélée de cours dispensés par des enseignants-chercheurs, professeurs et maîtres de conférences reconnus, accordent à ceux qui ont l’honneur d’en bénéficier une appréhension exhaustive et complète des matières.

Le processus de sélection impose des exigences de qualité en termes de connaissances et de raisonnement juridiques. Le succès résidera en une maîtrise parfaite des notions de base ainsi que de l’actualité juridique et économique.

A cet égard, il faut distinguer trois phases inhérentes au processus de sélection.

La première phase tient en une présélection sur dossier. Celle-ci requiert la démonstration du sérieux porté à l’apprentissage du Droit à travers la fourniture des relevés de notes obtenues dès la licence et d’une lettre de motivation. Inclure dans le dossier de candidature, le cas échéant, tout autre diplôme obtenu, tels qu’une certification en langue étrangère ou un prix, apporte une importante plus-value au dossier des candidats.

Les candidats présélectionnés voient ensuite leurs connaissance soumises à un examen écrit portant sur les quatre composantes majeures du diplôme, à savoir les techniques contractuelles, sociales, sociétaires et fiscales. Un temps de 30 minutes est accordé au traitement de chaque épreuve. Selon la matière, il s’agira de résoudre un ou plusieurs cas pratiques, de répondre à des questions de cours ou de formuler des définitions juridiques. Une évaluation du niveau d’anglais vient compléter et conclure ces épreuves écrites. Elle tient principalement à des exercices de traduction et de grammaire sous la forme d’un QCM.

Enfin, le processus de sélection s’achève avec un entretien oral. Il est attendu de cet entretien, dans un premier temps, une présentation brève du parcours du candidat ainsi que de ses aspirations professionnelles. Il s’agit ensuite de rendre compte des réponses formulées lors des épreuves de sélection écrites s’étant déroulées la semaine précédente. Il conviendra dès lors de réviser en amont certains points ayant été source de difficultés. In fine, des interrogations de culture générale sont également posées.

Les épreuves d’admission se dénouent par un appel « à la criée » à l’issue du dernier jour d’organisation des oraux, les noms des futurs djcéistes étant exprimés à voix haute.

Recommandes-tu le DJCE ? Dans l’affirmative, peux-tu nous expliquer pour quelles raisons ?

Recommander le DJCE de Nancy revêtirait selon moi les attributs d’une antinomie, car je ne peux pas prétendre parler en son nom : il faut vivre cette année, côtoyer la richesse de ses intervenants, s’attacher à la réflexion sur les problématiques soulevées et les enjeux qui s’ensuivent pour saisir pleinement le sens de cette formation.

Par ailleurs, l’aisance de l’apprentissage s’entend du caractère restreint du nombre d’étudiants, ce qui laisse une place certaine aux échanges et aux discussions. La disparité des vocations de chacun est un véritable atout et fournit une valeur ajoutée à la promotion.

Opter pour le DJCE de Nancy requiert de s’engager sur la voie pratique du droit avec des professionnels expérimentés, couplée de l’étude de dossiers réels, lesquels génèrent parfois des anecdotes marquantes, et ce, dans une actualisation toujours plus poussée de la pratique. Il s’agit également d’observer des retours d’expérience et de se conforter ou non dans ses choix.

En outre, « illimités » semble être le vocable qui sied le mieux au nombre de débouchés qu’offre le diplôme. En effet, il permet d’intégrer les directions juridiques et fiscales de grandes entreprises, des cabinets d’avocats renommés, des juridictions, des institutions étatiques, des banques d’affaires, des études notariales et d’autres structures encore.

La dimension humaine n’est pas négligeable, en ce sens qu’il s’agit de se sentir partie intégrante d’un réseau, au développement duquel nous allons à terme participer.

Comment envisages-tu ton avenir professionnel ?

Mes intentions professionnelles se portent davantage sur l’acquisition du statut de juriste. Je souhaite intervenir en qualité de conseil pour les entreprises et les accompagner sur toute la durée de leurs projets, répondant ainsi à leurs problématiques juridiques transversales et leur apportant une réflexion personnalisée se voulant être la plus conforme à leurs attentes.

La profession d’avocat ne m’ayant pas, pour l’instant, attirée, j’ignore si j’envisage de suivre des cours complémentaires en droit luxembourgeois (CCDL) pour une inscription ultérieure au Barreau.

J’exprime un certain attrait pour la matière des fonds d’investissement, celle-ci s’entendant d’un entremêlement habile de notions de droit commun et de droit spécial des sociétés, de droit des contrats, de droit fiscal et parfois même d’analyse financière. De la sorte, la compétence de réflexion du juriste d’affaires prend tout son sens.

La réalisation de mon stage de fin d’études s’attachera, je l’espère, à me conforter dans ma démarche. Pour ce faire, j’ai d’ores et déjà fait le choix de m’engager auprès de la société Atoz Tax Advisers à Luxembourg.

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