L’alternance : une transition vers la vie active

Actuellement apprenti au sein du siège social d’une entreprise internationale de mobilité, Adrien Cané partage sa vie entre un poste de juriste et l’Université Paris-Dauphine où il étudie en Master 2 Droit et Régulation des Marchés.

Ainsi, Adrien alterne chaque semaine trois jours en entreprise et deux jours à la faculté. Un rythme intense qu’il juge très stimulant et qui, il en est convaincu, lui permettra d’être mieux armé pour sa future vie professionnelle. Pour Anomia, Adrien revient sur son expérience de l’alternance.

Peux-tu nous raconter ton parcours ?

Après le bac, j’ai intégré une double Licence Droit et Économie à Nancy, puis j’ai quitté la cité ducale pour aller en Master 1 à Paris et j’ai eu la chance par la suite de pouvoir intégrer le Master 2 Droit et Régulation des Marchés de l’Université Paris-Dauphine. J’ai quitté Nancy car j’étais très attiré par Paris depuis toujours. J’ai eu l’opportunité d’y aller et je l’ai saisie. Je ne regrette pas du tout ce choix car c’est une ville magnifique dans laquelle je me suis beaucoup épanoui depuis mon arrivée.

Avant le Master 2, j’étais sur les bancs de l’Université Paris Descartes au sein d’un Master 1 de Droit Public Général où les cours étaient à la carte. Seules les majeures étaient imposées, il y en avait deux par semestre avec des TD. Chaque semestre comportait aussi quatre matières mineures complètement à la carte. J’ai ainsi pu construire un parcours cohérent avec ma double licence et mon Master 2 en choisissant de suivre les cours d’Économie, de droit de la concurrence, d’histoire économique, de droit du marché européen, …

Pourquoi as-tu choisi d’intégrer le Master 2 Droit et Régulation des Marchés de l’Université Paris-Dauphine ? Et comment l’as-tu intégré ?

J’ai choisi de l’intégrer car c’est une formation unique en France. Il y a peu de Master 2 formant à la régulation et à ma connaissance aucun autre n’est proposé en alternance. L’alternance a été un critère déterminant de choix.

Les cours y sont extraordinaires, il y a également beaucoup de professionnels qui prennent de leurs temps afin de partager leur expérience. La promo a aussi la chance d’avoir un étudiant ayant été rapporteur à l’Autorité de la concurrence sud-coréenne. Les étudiants ont également la chance d’avoir une directrice de Master 2 très soucieuse de la qualité de la formation et de leurs attentes.

J’ai effectué ma candidature via la plateforme informatique de l’Université, puis j’ai été convoqué à un entretien oral où des questions relatives à la régulation m’ont été posées. Je ne pensais pas une seule seconde pouvoir y être admis, ça m’a permis d’y aller détendu. L’entretien avec le Professeur dirigeant le diplôme s’est très bien passé, les questions étaient très intéressantes et elles visaient à tester mes connaissances en matière de régulation.

As-tu facilement réussi à trouver une alternance et à t’intégrer dans l’entreprise en tant qu’alternant ?

La recherche d’alternance s’est faite via des candidatures spontanées et par des réponses à des offres. J’ai passé quatre entretiens, l’un d’entre eux s’est particulièrement bien passé et l’entreprise me plaisait beaucoup. J’ai confirmé ma volonté de venir dans l’entreprise après l’entretien et les choses sont allées vite. J’étais le premier de ma promo à obtenir son alternance.

L’entreprise qui m’a recruté est une entreprise internationale de mobilité dont j’avais déjà entendu énormément de bien. Elle développe des transports (bus, trains, ambulances, tramways, métros, …) à travers le monde (France, Australie, États-Unis, … c’est aussi le deuxième opérateur ferroviaire d’Allemagne). J’ai donc la chance de travailler avec des collègues venant d’un peu partout dans le monde, c’est très intéressant d’échanger avec eux.

Il y a beaucoup d’alternants qui travaillent dans des secteurs très divers au sein de l’entreprise, nous déjeunons quelquefois ensemble à la cantine de l’entreprise et il nous arrive aussi de partager un café. Ça permet de partager des moments de convivialité au milieu de semaines intenses. L’ambiance globale au sein de l’entreprise est excellente, les gens sont ouverts, sérieux et sympathiques.

Quelle est la plus-value de l’alternance, selon toi ? Pourquoi la conseilles-tu aux étudiants ?

L’alternance est incontestablement une plus-value, car elle permet d’arriver sur le marché du travail après son diplôme avec de l’expérience professionnelle. Ça permet d’apprendre à travailler de manière concrète, à mettre en application ses connaissances théoriques et à être par la suite opérationnel plus vite.  La présence d’alternants dans le Master conduit à une adaptation des contenus des cours, voire de la maquette.

Par exemple, cette année s’est monté un cours de compliance parce que des alternants travaillent dans ce domaine, ce qui n’était pas le cas avant. C’est un débouché intéressant pour nous, étudiants en droit de la régulation économique, car c’est une forme d’autorégulation privée. Aller vers ce secteur doté de nombreux débouchés a un sens. Sans la présence d’alternants dans le monde du travail, ce débouché aurait pu être ignoré.

Je vais poursuivre mes études l’année prochaine en alternance au sein du MS Juriste Manager International dispensé sur le campus parisien de l’EM Lyon. Je suis convaincu qu’être en alternance cette année m’a aidé à être sélectionné. J’envisage également le barreau. En général, cela permet d’avoir un bon démarrage de carrière. D’autres vont effectuer un VIE (volontariat international d’entreprise).

J’invite les lecteurs tentés par l’alternance à franchir ce pas, c’est une opportunité extraordinaire pour mettre un pied dans le monde du travail tout en étant encore étudiant. Il y a peu de formations juridiques en alternance, surtout en Master. Les procédures de sélection ont lieu tôt, souvent en janvier/février, il faut se décider vite et bien se renseigner sur toutes les formations existantes.

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