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“La fusion nous a permis de lever le frein qu’on pensait atteindre” Fabrice Veverka, Co-Managing Partner chez Viguié Schmidt & Associés

Qui était maître Veverka avant d’être avocat ?

Suite à un tropisme pour la politique et l’économie, Fabrice Veverka s’oriente vers des études de droit, mais décide en parallèle de s’inscrire en école de commerce afin d’enrichir ses connaissances et se diriger vers le droit des affaires et la profession d’avocat. Il est séduit par l’indépendance et l’argumentaire de la profession.

Il effectue un de ses stages chez De Pardieu.

Devenir un avocat d’affaires chez De Pardieu Brocas Maffei

Chez De Pardieu, Fabrice travaille avec Antoine Maffei, dans l’équipe de financement. Le cabinet l’a laissé intervenir sur d’autres dossiers de PE – M&A. Ceci lui permet de comprendre qu’il est plus attiré par ces disciplines que les pratiques bancaires.

Il ne tarde pas à développer sa clientèle personnelle grâce à un proche d’HEC qui montait sa boîte. C’est à ce moment-là qu’il comprend l’importance de la clientèle personnelle. Cela permet d’apprendre beaucoup plus vite comment gérer la relation client et la facturation. Fabrice aimait aussi beaucoup être responsable de ce qu’il faisait dans les dossiers.

C’est à la suite de son repositionnement sur le M&A – PE, en Mars 2006, qu’on lui propose d’intégrer le cabinet Darrois.

L’arrivée chez Darrois

Fabrice trouve un “jeune” cabinet en forte croissance qui nécessitait une structuration, qui mettait en place des process et recrutait des associés. Il y trouve un cabinet qui n’est pas “full-service” et dont le mode de facturation est très différent de celui chez De Pardieu. Un intérêt particulier, chez Darrois, est fait au client avec la nécessité d’une disponibilité hors des horaires de bureau. Les dossiers étaient pointus à haute valeur ajoutée.

Comme les effectifs étaient relativement restreints à l’époque, les associés géraient beaucoup les dossiers. De ce fait, lorsqu’une relation de confiance s’effectuait, les collaborateurs étaient exposés et responsabilisés sur les dossiers. Fabrice s’occupait également du recrutement des stagiaires et des collaborateurs très junior.

Fabrice passe un an dans un cabinet exclusivement Londonien Macfarlanes. Il y fait beaucoup de rencontres professionnelles.

Suite à de multiples interrogations personnelles et un changement au sein du cabinet Darrois, Fabrice décide de partir avec 6 avocats de chez Darrois et 1 avocat de chez Cleary Gottlieb afin de créer SLVF & Associés.

Créer sa structure

Tous les avocats avaient entre 7 à 9 ans d’expérience de métier d’avocat. Il était important de créer une structure différente d’une petite structure de 3-4 associés pour plusieurs raisons. Pour faire du M&A, il y a une taille critique à avoir, mais il faut arriver à donner envie à des jeunes talentueux de belles maisons de venir travailler avec soi. Il est décidé de les motiver en leur proposant une association.

Un effort commercial a dû être fourni pour aller chercher de la clientèle en plus la clientèle personnelle de chaque associé. Il a été très rapidement question d’embaucher un associé en fiscalité. Pour cela, Christel Alberti, collaboratrice senior chez White & Case, a été recrutée en Avril 2012.

Suite à une très bonne année 2013, le cabinet monte en puissance, des collaborateurs sont recrutés jusqu’en 2017, où le cabinet fusionne avec la structure de Viguié-Schmidt.

La fusion avec le cabinet Viguié-Schmidt

Plusieurs points sont importants. Malgré une belle réussite et une belle courbe de croissance, les associés de SLVF avaient l’impression d’atteindre une stagnation. Avec uniquement de l’organique, un nouveau pic de croissance aurait pris du temps. Les avocats du cabinet étaient tous de la même tranche générationnelle, ce qui aurait compliqué les recrutements.

L’activité du cabinet reposait beaucoup sur l’activité d’Olivier, sur celle de Fabrice et un peu également sur celle de François Bourrier. Cela était un facteur de fragilité assez important. De ce fait, il est question de trouver un booster afin d’accélérer la croissance et compenser ces faiblesses.

Grâce à des discussions avec Olivier Diaz, les associés rencontrent avec Yves Schmidt et Nicolas Viguié en 2016. Les deux cabinets sont assez semblables, bien que les modèles économiques soient assez différents. En caricaturant, là où Viguié-Schmidt avait essentiellement des dossiers mais pas de client, SLVF avait des clients mais pas de dossier. La fusion a été plutôt simple à gérer et s’est très bien déroulée. La marque a été un facteur un peu compliqué pour SLVF. Face à une marque établie depuis 15 ans, SLVF décide de renoncer à leur image de marque pour ne pas repartir à nouveau de zéro. Concernant la trajectoire globale, le cabinet est dirigé par 4 associés. Fabrice a arrêté le travail administratif, contraire à ce qu’il faisait chez SLVF. Il est plus question de réfléchir sur des gros chantiers pour les soumettre aux autres associés. Le recrutement est notamment géré par Olivier Loison & Yves Schmidt.

Bilan & Trajectoire

Concernant le bilan, nous avons créé une plateforme plus grosse et avec plus de ressources. Ils ont pu absorber de plus gros dossiers sans être dépend d’un associé. Quant à l’avenir du cabinet, il est encore en devenir. Un certain nombre de décisions sont encore à prendre.

Dans ce podcast, on aborde aussi :

  1. Le Développement de clientèle en tant que collaborateur
  2. La création d’un cabinet et d’une image de marque
  3. L’organisation et la gestion d’une équipe d’avocats
  4. La Fusion de deux cabinets


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