Sophie Vermeille

“L’analyse économique du Droit pour l’intérêt général”, Sophie Vermeille, Partner chez Vermeille & Co

L’histoire de Sophie Vermeille

Sophie Vermeille, la globe-trotteur du droit, a exercé dans les plus grands cabinets anglo-saxons. Elle est notre invitée dans les podcasts d’Anomia. Sophie a suivi sa formation d’avocat à la faculté de droit de Lyon. Puis, elle a passé un Magister à Aix-en-Provence. Enfin, elle a obtenu une dérogation pour intégrer en 2ème année le Magister d’Assas et rejoint le LLM  à Kings au Royaume-Uni. Elle reste 6 mois en Angleterre puis rentre en France pour passer son CRFPA qu’elle obtient sans trop de difficultés. Sophie a toujours hésité entre fiscalité, corporate finance et M&A. Elle a démarré en signant comme collaboratrice chez Clifford en M&A. Grâce à cette expérience, elle a pu partir à Londres durant six mois pour travailler dans les bureaux londoniens.

Le développement de Sophie dans les cabinets

Sa première collaboration s’est très bien passée, elle y a passé deux ans et demi. Son responsable déléguait énormément ce qui lui permis d’apprendre très vite le travail d’avocat en M&A  De plus, elle explique que, pour avoir des responsabilités, il faut les demander. Un jour, elle est allée voir un partner pour demander de réaliser une tâche plus complexe. Celui-ci lui a accordé sa confiance et elle a répondu présente. Il faut aller cherche le travail, être proactif. Rapidement, elle a compris que le métier d’avocat ne lui suffisait pas. Ce qu’elle aimait, c’était la recherche. Comment mêler l’économie et le juridique pour anticiper les besoins juridiques de demain ? En adoptant une vision d’économiste, on pouvait faire bouger les lignes. L’économie, contrairement au droit, a une démarche dynamique. Il faut utiliser l’analyse économique pour faire bouger les lignes de l’analyse juridique. Après le départ de son manager, elle décide de le suivre dans un gros cabinet qui a le vent en poupe. Elle entre dans l’équipe Private Equity, LBO. Néanmoins, la crise de 2008 arrive et le secteur devient très calme. Elle commence donc à prendre le temps de rédiger des articles de recherche. Parallèlement, elle commence à faire du restructurations car le marché était très dynamique. Néanmoins, cette expérience la pousse à continuer la rédaction des articles. Elle est en total désaccord avec la vision des sociétés qu’elle restructure. Par l’intermédiaire de ses articles, elle le fait savoir. Rapidement, elle comprend qu’elle ne peut plus continuer dans ce domaine et décide donc de partir. Maître Vermeille prônait l’intérêt commun à travers ses articles tandis que le cabinet prônait l’intérêt de ses clients.

Pour une formation avocats pluridisciplinaires : le Think tank droit et croissance

Après quelques autres expériences dans le milieu de la restructuration elle comprend que le travail en entreprise n’est pas pour elle. Elle décide alors de monter un think tank nommé droit et croissance où elle souhaite rassembler des avocats chercheurs. Son but est de décortiquer les évolutions du droit par l’économie afin d’améliorer le bien-être global. Ses articles ont été repérés par le conseil d’analyse économique et elle a été invitée par le FMI à présenter ses travaux. Néanmoins, on ne peut pas vivre que d’amour et d’eau fraîche. C’est pourquoi, 18 mois plus tard, elle s’est engagée chez Norton. Son travail lui permettait de maintenir son activité d’avocat chercheuse. Suite à cela, elle a décidé de devenir avocate indépendante car ses prises de positions n’allaient pas avec la mentalité des gros cabinets. Grâce à son engagement, elle a pu se faire connaître. Des clients, qui l’avaient connu par ses écrits, venaient la voir. Elle pouvait ainsi les conseiller et voir les problématiques auxquelles ils seront confrontés. Sa vision de la restructuration a clairement été un facteur différenciant sur le marché. Elle a construit son avantage concurrentiel sur le marché de la restructuration grâce à cet engagement

Repenser le système de formation existant

Cette réflexion lui a aussi permis de repenser la formation des avocats. Elle pense que la formation en droit devrait être enseignée plus tard. Il faudrait que les étudiants acquièrent déjà une certaine culture, qu’ils soient compétents dans d’autres domaines. Le droit à lui seul ne suffit plus, il faut une double compétence. C’est pour cette raison qu’elle idolâtre les universités américaines qui arrivent parfaitement à jongler avec ces doubles compétences. La formation des avocats doit être plus pragmatique et moins théorique pour s’adapter au monde qui change. Le système des Master 2 est lui aussi à repenser. Il ne faut pas se spécialiser dans un domaine. Il faudrait une formation avocats à la carte avec des domaines variés. De la même manière, l’éducation à la française rend l’étudiant sachant. Néanmoins, il manque de compétences opérationnelles et d’initiative. C’est pourquoi ils publient tous les travaux de recherche sur le site, afin de fournir une formation avocats.

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