Garance Lephilibert, avocate collaboratrice et Guillaume Guillevic, avocat collaborateur

La convention de partenariat entre collaborateurs libéraux : un nouveau mode de développement de clientèle

Garance Lephilibert est avocate collaboratrice au barreau de Nantes et experte en droit immobilier et droit de la construction. Cette avocate pleine d’énergie s’attache à trouver de nouveaux canaux pour développer sa clientèle. Guillaume Guillevic est également avocat collaborateur. Expert en procédures collectives et en droit commercial, il s’attache à traiter les difficultés des entreprises en stratège tout en restant pragmatique et concret.
Tous deux passés par la formation Boost, dont Garance parle ici, ces avocats entrepreneurs nous ont fait part de leur volonté de créer un nouveau mode innovant de développement de clientèle. Toute l’équipe d’Anomia a souhaité leur donner ici une tribune.

Développement de clientèle personnelle : L’avocat collaborateur livré à lui-même

Tous deux collaborateurs libéraux dans des structures d’accueil distinctes, nous avons rapidement fait le constat désolant que nous étions quelque peu « livrés à nous même » lorsqu’il s’agissait de développer notre clientèle personnelle.

En effet, nombre de Cabinets ne donnent pas à leurs collaborateurs l’occasion d’acquérir une clientèle. Les ouvrages de référence sur le sujet n’évoquent d’ailleurs que rarement les possibilités offertes aux collaborateurs de construire leur clientèle.

En discutant de nos visions et de nos perspectives, nous nous sommes retrouvés autour de valeurs communes. Mais surtout autour d’une furieuse envie de progresser et de nous projeter vers l’avenir.

Des alternatives à la création de cabinet pour l’avocat collaborateur

L’ouverture d’un cabinet, et le symbole consistant à « poser sa plaque », apparait toujours comme la principale option. En particulier pour concrétiser un véritable projet professionnel en tant qu’avocat collaborateur.

Nous souhaitions néanmoins acquérir progressivement une clientèle. Le tout en poursuivant la formation classique que nous offrent nos structures d’accueil. Et sans prendre le risque immédiat nous s’installer.

Nous avions déjà entamé une amorce de recommandation mutuelle auprès de plusieurs clients, dans leur intérêt et à leur demande. En particulier là où nos domaines d’activité se complètent, voire se répondent.

Nous nous sommes donc interrogés sur les moyens nous permettant d’organiser cette situation de fait, et de l’inscrire dans la durée.

Nous avons tout d’abord procédé par élimination. En excluant les solutions qui supposaient un partage de moyens d’exercice (locaux, frais annexes…), mais également celles qui pouvaient donner l’aspect d’un Cabinet d’avocats.

La convention de partenariat

L’objectif principal est de pouvoir communiquer sur nos expertises respectives auprès de nos clientèles. Il est aussi d’ouvrir la voie à une possible sous-traitance ou co-traitance sur certains dossiers.

L’idée d’une convention de partenariat sui generis s’est imposée à nous.

Nous devions néanmoins garder à l’esprit les règles inhérentes à notre belle profession. Notamment en anticipant sur les risques de conflits d’intérêts et en attachant une attention toute particulière à la sauvegarde de la confidentialité des informations de nos clients.

Traditionnellement, l’usage de la mention « en partenariat avec » se traduit par la signature d’une simple convention de correspondance organique, après visa du Conseil de l’Ordre. Ce type de convention permet d’envisager une coopération entre avocats, impliquant un référencement mutuel de clientèle, nécessairement gratuit.

Nous avons néanmoins décidé d’aller plus loin dans la démarche. Nous avons rédigé une convention hybride, qui prévient les risques de conflits pouvant survenir, tant entre nous qu’à l’égard de nos structures d’accueil respectives.

Notre projet s’inscrit dans une volonté d’association future. Celle-ci rend nécessaire que nous développions dès à présent une clientèle cohérente et compatible.

Nous avons bon espoir que cette convention, novatrice tant par son contenu que par sa forme, inspire et pousse d’autres jeunes collaborateurs libéraux à faire le choix de nouveaux modes de développement de clientèle.

Après lui avoir présenté notre projet, le Conseil de l’Ordre du Barreau de NANTES a émis un avis favorable sur notre convention de partenariat.

Collaborateurs libéraux, osez le partenariat : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !

  Garance LEPHILIBERT Avocat au Barreau de NANTES g.lephilibert.avocat@gmail.com 06 42 37 74 29 Guillaume GUILLEVIC Avocat au Barreau de NANTES guillevic.avocat@gmail.com 06 49 45 86 16

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