“J’ai créé mon cabinet d’avocat au bout de 4 ans” – Yoni Lasry, Avocat

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Synopsis : Yoni Lasry, l’avocat évangélisateur de la blockchain en droit

Yoni Lasry, avocat au Barreau de Paris, est ce qu’on pourrait appeler un monstre dans sa matière. Passionné de droit boursier et de nouvelles technologies, cet avocat hors norme a choisi de créer sa structure après seulement quatre ans de barre ! Bien que je ne puisse pas vous communiquer ici le chiffre d’affaires qu’il a facturé pour sa première année d’exercice, je vous assure que celui-ci est hallucinant ! Avocat des start-up et conseiller de grands groupes, son seul mot d’ordre est de rendre des conseils de qualité pour ses clients !

Son histoire

Rien ne le prédestinait au métier d’avocat car il voulait être médecin. Néanmoins, la PACES ne lui convenait pas. Le méthode de sélection était selon lui inadaptée (faire du par cœur). Après ses deux années loupées, il avait la possibilité de retenter un troisième fois mais il n’en fit rien. Dès lors, il se consacra exclusivement au droit. Brillant élève, il voulait au départ se spécialiser en fiscalité. Il réalise un Master 1 en droit management économie finance à Paris 1 en partenariat avec l’ESCP Europe. Puis, il décide de rattraper ses deux années perdues en médecines. Il se présente alors à deux Master 2 en même temps. Il alterne entre Sceaux et Descartes. Dans le même temps, il a également passé le CRFPA et a brillamment réussi le concours à l’école d’avocats. Pendant son année à l’école d’avocats il obtient également un M2 à Sobronne en droit boursier. Il effectue son stage de fin d’études à KWM, un des plus gros cabinets parisiens spécialisé en mid cap. Il décrit le travail comme étant passionnant. Même si les horaires étaient très difficiles, les collègues devenaient une seconde famille.  Néanmoins, à la fin de son stage, le cabinet se scinde. Les associés se dispersent dans les plus grands cabinets parisiens.

Développement de Yoni au sein de ses cabinets d’avocats

Après la scission, le cabinet a continué à tourner. Néanmoins, la société basée à Londres a peu à peu rencontré des difficultés. Elle a donc fermé ses cabinets d’avocats. Yoni est ensuite allé à Reed Smith LLP, un cabinet américain. Ce cabinet s’occupait des IPO de grosses boites américaines comme Snapchat. Le cabinet français s’occupait du support de ces IPO. Il reste deux ans et demi dans ce cabinet d’avocats. Il va agir dans la lutte anti OPA, réfléchir aux statuts pour que l’entreprise reste indépendante.  Yuni adore la réflexion qu’induit cette discipline. Il faut trouver des parades pour éviter les OPA. Mettre en place des contrats avec des fournisseurs qui s’annulent si la société est rachetée.

La blockchain en droit : de nouveaux horizons s’ouvrent

Suite à cette expérience dans un grand cabinet, Yuni décide de se réorienter. Toujours passionné par le droit boursier, il est resté en contact avec des amis de L3 qui se sont lancés dans le bitcoin. Ils ont créé la première boutique physique pour acheter du Bitcoin. Cette boutique avait également pour but d’évangéliser. Ayant rédiger son mémoire de fin d’études sur la blockchain et le droit, il se sent attiré par ce milieu. Il s’intéresse donc de plus près à l’importance de la blockchain en droit. La Blockchain est très utile car elle permet de créer une écriture infalsifiable, datée très sécurisée. Ainsi, derrière ce token, il est possible de rentrer n’importe quelle objet dématérialisé.  Cela peut être très utile en droit boursier. En effet, lorsque l’un deal a lieu, il est retranscrit dans un cahier, il faut l’inscrire dans un registre des mouvements de titres à la main. Ceci est archaïque et très risqué. De la même manière, lorsque l’on achète une action, on la récupère seulement  au bout de 48h. En effet, des banques de règlement doivent valider la transaction et faire l’opération. Avec la reconnaissance de la blockchain en droit, cela sera possible en quelques minutes.

Son engagement pour la blockchain en droit

A partir de ce moment, il a eu à cœur de faire de son travail quelque chose d’utile pour la société. Toute comme Sophie Vermeille, le droit boursier est un moyen pour lui de servir l’intérêt commun. Ceux qui ne connaissent pas les principes de la bourse doivent être protégés par ceux qui les connaissent. Une autre de ses motivations lors de son travail est l’envie constante d’apprendre. En outre, il faut également que son travail dans la blockchain en droit lui permette de s’amuser. C’est pour cette raison qu’il a décidé d’aller travailler à Euronext. Il a ainsi pu être un bon conseiller pour les consultants en charge de la blockchain. Il a amené à la fois son expérience juridique mais aussi son appétence pour la discipline.

Développement de son propre cabinet spécialisé dans la blockchain en droit

Après un an à Euronext, il a décidé de changer d’air. Ce changement ne répondait pas seulement à une envie mais à un besoin. En effet, les grands cabinets d’avocats considèrent parfois qu’une personne qui reste trop longtemps en entreprise sont des avocats finis. Pour éviter ce genre de désagrément, il décide donc de lancer son propre cabinet. C’est ainsi qu’est né Spread Avocat. Dès son lancement, il a pu bénéficier de sa clientèle qu’il avait lors de ses anciennes expériences en cabinets d’avocats. Il a ainsi naturellement trouvé sa clientèle de blockchain en droit. Ces entreprises voulaient être financés non pas par des actison normal mais pas des STO. Les STO, securities token offering, permettent de mettre une action sous un token.

Si vous voulez en découvrir davantage sur l’expérience de Yoni, n’hésitez pas à écouter le podcast avocat d’Anomia…

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