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“La clé du métier, c’est de n’avoir jamais l’air surpris” Guillaume Giuliani, avocat associé chez Moncey Avocats

Qui était Guillaume Giuliani avant d’être avocat ?

Issu d’une famille de juristes, Guillaume décide de faire des études de droit et, au final, s’orienter vers le droit des affaires. Plusieurs aspects ont motivé ce choix : la proximité avec le client et l’attrait du conseil.

Guillaume a notamment étudié à Chicago et travaillé à Dallas. Il n’y apprend pas forcément beaucoup techniquement, mais a appris à faire face aux situations d’imprévus et à s’y adapter au mieux. Il est également intéressant de se rappeler qu’États-Unis, la profession d’avocat est une profession unie (juriste, avocat, notaire, etc.) et économique, car une grande partie de l’économie se règle par le droit.

Les premières collaborations en France.

Au début des années 2000, Guillaume rentre des États-Unis et décider de travailler pour Clifford Chance. En effet, Guillaume se sentait français et ressentait le besoin d’être en France.

Guillaume désirait faire des missions de cross-boarder. Il est encadré par des anciens de chez Darrois et se forme au droit boursier. Il se forme à la production juridique en cabinet d’avocats et apprend les rudiments du métier d’avocat. Suite au départ d’un collaborateur senior, en droit boursier, de chez Clifford Chance, Guillaume a eu envie d’intégrer à son tour Jones Day.

Guillaume y reste 1 an et demi, tout s’y tout passe bien, mais il ressent l’envie d’aller dans un cabinet avec des opérations plus structurantes. Il intègre alors Bredin Prat. Grâce à un vernis technique, Guillaume apprend à faire des deals. Avec une grande valorisation du travail, Bredin Prat faisait travailler 1 à 2 associés avec un collaborateur. De ce fait, la proximité était forte, l’exigence extrême et le transfert de compétences était important.

Tout cela se solde par du travail en autonomie sur de très belles affaires qui lui permettent d’être repéré par Frédéric Pinet , associé chez Desfilis. Suite à un processus relativement rapide. Il est nommé associé chez Desfilis Associés.

Devenir associé et créer un département.

Le fonctionnement chez Desfilis est resté dans la continuité du travail effectué chez Bredin Prat avec un aspect artisanal sur les dossiers bien que les équipes étaient plus petites. Le point différenciant est le développement de la clientèle, qui devient une problématique à part entière. Il travaille sur ce sujet avec Frédéric. La méthode a été d’aller rencontrer des prospects qui n’étaient pas clients et de leur expliquer ce qu’ils faisaient et ce qu’ils pouvaient leur apporter.

Le cabinet Desfilis est connu pour tout ce qui est patrimonial avec des clients et des groupes familiaux. Frédéric et Guillaume ont donc choisi un axe de développement basé sur le capital investissement. Pour se faire, ils ont monté une équipe soudée en agrégeant des talents qui leur correspondaient. Tout cela dans le but de pouvoir avoir une dynamique et une impulsion d’équipe.

Toutefois au bout de 5 ans, l’ensemble de l’équipe de Guillaume n’a plus été alignée avec le reste du cabinet Desfilis, ce qui a engendré le “Spilt” du cabinet Desfilis et donc la création du cabinet Moncey Avocats.

La création du cabinet Moncey.

Le nom exact a peu d’importance, par contre, ils ne voulaient pas d’un nom de cabinet avec le nom des associés. Le but était de construire quelques choses qui pourraient continuer d’exister indépendamment de ses fondateurs et de créer une marque collective plutôt qu’une marque d’individualités rassemblées.

Le cabinet tient à avoir une homogénéité et une cohésion de l’équipe pour permettre la montée en compétences de toute l’équipe, tant en proposant l’association aux collaborateurs qu’en ouvrant de nouvelles matières non développées actuellement. Le cabinet a également une très forte proximité avec ses clients dont la plupart sont les décideurs. Cela demande à Moncey de tenir une attention particulière à la qualité de son travail.

D’autre part, les clients ne sont pas attachés à un associé, mais sont ceux de la structure, bien qu’il y ait des associés référents sur des thématiques définies. Les associés n’occupent pas le rôle d’intermédiaires. Le cabinet s’adapte à chaque client (cela inclut le mode de facturation, le temps passé, les effectifs sur le dossier, etc.) pour les accompagner au mieux et favoriser les ventes additionnelles sur le long terme. Le service est majoritairement orienté sur le conseil.

Dans ce podcast, on aborde aussi :

1- Les différents apprentissages en collaboration
2- Le rapport d’un avocat avec l’association
3- La création d’un département juridique
4- La création d’un cabinet d’avocat

Toute l’équipe d’Anomia vous souhaite une excellente écoute !



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