Focus sur la double Licence Droit-Économie

Antoine Blot est diplômé d’un Master 2 Droit de l’entreprise et des affaires – DJCE, qu’il a obtenu à la Faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion de Nancy.

Avant cela, il était inscrit en double Licence Droit-Économie, un cursus exigeant qui a le vent en poupe au sein des facultés de droit. Un choix qui lui permet d’être aujourd’hui licencié à la fois en Droit et en Économie. Pour Anomia, Antoine témoigne de son expérience au sein de cette formation particulière.

Peux-tu nous décrire la double filière Droit-Économie, nous en présenter les apports mais aussi les difficultés ?

La double Licence de Droit-Économie est un cursus universitaire de 3 ans permettant de mener de front une Licence de Droit et une Licence d’Économie, ce qui présente comme grand avantage de détenir en seulement 3 ans, deux bac+3.

La double Licence Droit-Économie forme l’étudiant aux deux disciplines que sont le Droit et l’Économie. Bien que ce cursus soit plus spécialisé qu’une classe prépa par exemple, il n’en demeure pas moins général par le foisonnement des matières enseignées au cours de ces 3 années. Le programme de la plupart des matières est pensé de façon à ce qu’elles puissent se compléter de façon pertinente. L’intérêt de ce cursus est notamment de créer un pont entre les savoirs juridiques et économiques.

A titre personnel, la double licence m’a d’ailleurs apporté une ouverture sur le monde grâce à l’enseignement de certaines matières comme l’histoire des faits économiques ou l’histoire de la pensée économique. De plus, j’ai aujourd’hui une bonne connaissance des comportements des agents économiques sur les marchés en grande partie grâce à des enseignements comme “théorie des jeux” ou “marchés et actifs financiers”. Toutes ces matières étant des enseignements propres à la double licence. Cette ouverture vers le monde économique est, à mon sens, essentielle pour appréhender les enjeux liés à l’entreprise, en particulier si l’on souhaite exercer plus tard dans le domaine du droit des affaires.

En outre, les promotions de double licenciés sont beaucoup plus petites que celles des juristes purs, ce qui permet de mettre en place des groupes de travail et de créer une véritable synergie entre les étudiants.

Enfin, la principale difficulté de la double Licence réside dans la grande charge de travail qu’elle demande. En effet, une licence simple correspond en moyenne à 20 heures de cours par semaine, alors qu’une double licence se situe en moyenne entre 25 et 30 heures de cours par semaine (hors temps de travail personnel). Cet investissement nécessite donc une grande capacité de travail de la part de l’étudiant.

Penses-tu que la double licence t’offre un avantage concurrentiel sur le marché du travail ?

Nécessairement ! Lorsque les employeurs voient deux bac+3 et un bac+5 sur le CV d’une personne de 23 ans, ça impressionne ! Cela prouve que le candidat est capable de supporter une grande charge de travail. D’ailleurs les chiffres le prouvent ! La quasi-totalité des étudiants de double Licence ayant postulé dans mon Master 2 (le M2 Droit de l’entreprise et des affaires – DJCE de la Faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion de Nancy) a été sélectionnée. Or, c’est une formation où les places sont chères !

Conseillerais-tu cette filière aujourd’hui ? Si oui, pour quelles raisons ?

Je conseille bien entendu cette filière. En dehors du fait que ce cursus constitue un avantage concurrentiel par rapport aux simples licenciés de Droit, il permet une véritable ouverture d’esprit pour les étudiants. Le volet économique assure aux étudiants d’être beaucoup plus sensibilisés aux questions touchant la vie des entreprises. Je pense que Droit et Économie ne vont pas l’un sans l’autre, et malheureusement, le fait que les licenciés en Droit n’aient aucune connaissance en Économie est une lacune pour leur entrée dans le monde professionnel.

Elle a aussi choisi de faire un double cursus pour allier droit et anglais, découvrez le parcours de Shirine.  

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