“Être avocat, c’est aussi savoir plaider pour soi” Pierre-Philippe Boutron-Marmion, avocat associé chez Boutron-Marmion

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Aujourd’hui, j’ai le grand plaisir de vous faire découvrir ma conversation avec Pierre-Philippe Boutron-Marmion, avocat pénaliste au sein du cabinet Boutron-Marmion Associés.

Devenir avocat : une passion née pendant son année de prépa

Pierre Philippe n’a pas toujours voulu devenir avocat. Après sa terminale S, il s’est orienté vers la CPGE. Au cours ce cette année de prépa, il a été amené à réaliser une khölle sur le code civil. Ne connaissant qu’un seul juriste (son papi), il décide de le questionner sur le sujet. C’est alors que son grand-père lui transmet la passion de l’avocat. Dès lors, il décide d’arrêter la prépa pour entrer à Assas en L1. Durant son premier cours, le professeur dit aux étduiants : « regardez la personne à droite, regardez la personne à gauche, l’année prochaine il n’y en aura qu’un des deux en L2 ». Chose amusante, la personne à sa droite est aujourd’hui son associé, et la personne à sa gauche est un confrère. Comme quoi il faut toujours faire démentir les statistiques.

Fiscalité ou droit pénal : le choix fut vite fait !

Il poursuit tranquillement ses études à Assas et valide un Master en droit des affaires. Pour s’éloigner un peu de la formation d’avocat, il décide d’effectuer un Master 2 fiscalité à Dauphine. Après ce Master 2 fiscalité à Dauphine, il enchaîne avec un Master 2 contentieux arbitrage à Assas. Suite à cela, il réussit le concours du barreau et entre à l’EFB. Comme beaucoup d’avocats passés par là, il est très critique par rapport à l’EFB. Cours peu intéressant, loin de la vie quotidienne de l’avocat.

Une volonté d’entrer rapidement dans le monde professionnel

En parallèle de ses études d’avocats, Pierre Philippe a toujours voulu s’ancrer dans le monde professionnel. Si bien que, chaque année, il effectuait un stage dans les plus grands cabinets d’avocats. Sa recette : la persévérance et l’abnégation. Il n’avait aucun contact dans la profession mais il a su convaincre. Néanmoins, il ne suffit pas d’être en stage dans un grand cabinet. Encore faut-il en tirer de bonnes expériences susceptibles de nous aider à l’avenir. Il faut être proactif et observer les autres personnes du cbainet. Regarder comment manager ses équipes,  comment fonctionne la structure. Après des stages chez August&Debouzy, Herbert Smith ou encore Linklaters, il prend conscience que ces grands caients ne sont pas pour lui. En effet, Pierre Philippe souhaite développer sa propre structure. C’est pour cette raison qu’il décide de rejoindre un cabinet de taille plus modeste. Il craignait d’être enfermé dans le paradigme du collaborateur. Devoir travailler pour le cabinet et devoir développer sa clientèle.

Entreprendre à tout prix

Après plusieurs années ans des cabinets de petite taille, il était confronté à une problématique. Ayant réussi à déveopper sa clientèle, il devait soit l’abandonner pour se consacrer au cabinet, soit se lancer. Il a choisi la deuxième solution. Tout d’abord installé dans un cabinet partagé avec d’autres avocats, il a rapidement pris ses propres bureaux. Pour créer son image de marque, il a géré sa communication. Il a tout d’abord communiqué auprès de ses clients, puis auprès de ses collaborateurs. Etant avocat en droit pénal des affaires, des confrères ont pu le recommander. De la même manière, certains de ses clients ont organisé des séminaires avec des partenaires où il est amené à intervenir. C’est en répétant ce type d’interventions qu’il parvient à obtenir de nouveaux clients. De la même manière, il a organisé une analyse pour savoir d’où viennent ses prospects. Cette faculté d’analyse qu’on n’acquiert pas forcément pendant les études de droit a été acquise pendant son année à Dauphine

Pour finir, il explique que, le plus important, est d’écouter son instinct.  Exercer votre métier comme vous souhaitez l’exercer

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