Image de couverture du podcast de la semaine avec Géraldine Astrup

“Je me suis construite grâce à mes confrères” Géraldine Astrup, Associée chez Valmy Avocats

Qui était maître Astrup avant d’être avocat ?

Issue d’un milieu étranger au droit, Géraldine rêvait d’être architecte. Malgré un échec au concours de Science Po, Géraldine s’inscrit en fac de droit. Géraldine souhaitait faire de l’ingénierie avec les mots. Au fur et à mesure, la décision d’orientation s’affine, notamment suite à des stages en entreprise qui n’ont pas plus.

Elle décide de se spécialiser en droit de la concurrence afin de garder une proximité avec d’autres pays européens. Toutefois, lors d’un de ses stages chez Shearman & Sterling avec Jean-Mathieu Cot, elle se rend compte que le contact avec le client demande un niveau de séniorité avancé. Elle décide donc de se repositionner sur le droit des affaires et de compléter sa formation avec un passage en école de commerce.

Démarrer son exercice après une crise économique

Géraldine prête serment en 2010, juste après la crise économique de 2009. En effet, Géraldine a vu une opportunité de se positionner sur le restructuring et d’être recrutée plus facilement et trouver sa première collaboration. Elle décide finalement de rejoindre King & Wood Mallesons.

Elle travaille avec Nicolas Theys et Audrey Molina, avec qui Géraldine est très bien formée sur les volets commerciaux et stratégiques. Elle décide de rester dans cette équipe pendant 5 ans afin de parfaire sa maîtrise technique et sa formation commerciale.

Comme tout avocat en restructuring, il est important de “choisir son camp” entre créancier ou débiteur. Géraldine travaillait avec les débiteurs dans tous les secteurs confondus. Nicolas tenait à beaucoup impliquer ses collaborateurs dans les rendez-vous client et exerçait une pression motrice et saine envers son équipe.

Toute l’équipe décide finalement de partir chez Dentons. Géraldine y reste 3 ans, car on lui propose un poste de counsel chez Brown Rudnic pour développer la pratique restructuring à Paris. Brown Rudnic est un cabinet américain qui ne possédait pas de département restructuring. Toutefois, l’expérience n’a pas été satisfaisante et Géraldine ressentait le besoin de créer sa structure.

Commencer à développer sa clientèle

Dans la mesure où Géraldine n’avait pas eu de velléité de développement commerciale avant de créer sa structure, elle doit partir de zéro. Les premiers clients ont été des connaissances de Géraldine qui avaient des besoins de son secteur. Géraldine est présidente de l’AJR, membre de plusieurs associations, tout cela lui a permis d’accroître son réseau et de gagner en légitimité.

Avant de construire son cabinet, et donc en construisant en business plan, Géraldine souhaitait conserver un certain niveau de rémunération. Elle a donc pris un tableur Excel pour comparer les rémunérations de différents cabinets et il lui est apparu qu’il était plus rentable de créer sa structure. Géraldine a finalement triplé les objectifs sur le premier exercice de 150k€.

Pour favoriser la vente croisée, Géraldine est allée voir d’autres cabinets qui n’avaient pas de département restructuring. Elle leur a proposé d’externaliser leur dossier restructuring chez elle. Géraldine a constaté l’expression “un dossier en amène d’autres”.

Aujourd’hui, Géraldine travaille essentiellement avec des investisseurs qui viennent à la barre du tribunal ou en conciliation pour investir dans des sociétés sous-performantes. Cela assure une récurrence des prestations.

Dans ce podcast, on aborde aussi :

  1. Apprendre à construire une activité en restructuring
  2. Concilier vie personnelle et travail
  3. Créer une structure de niche sans clientèle personnelle
  4. Développer sa clientèle par la vente croisée


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