Concilier préparation au CRFPA et stage en cabinet d’avocats ? C’est possible !

Déterminée à toujours atteindre ses objectifs, Emilie Florentin se donne toujours à 100% dans tout ce qu’elle entreprend ! Sa réussite à l’examen du CRFPA en est un témoignage puisqu’elle a concilié préparation à l’examen et stage en cabinet d’avocats.

Actuellement élève-avocate à l’Ecole des Avocats Rhône-Alpes, Anomia a souhaité en savoir plus sur sa préparation à l’examen du CRFPA 2019.

Peux-tu nous présenter brièvement ton parcours universitaire ?

Après avoir effectué ma licence de droit à l’université de Lorraine, j’ai choisi de m’orienter vers le domaine du droit des affaires. J’ai poursuivi mes études en Master 1 droit de l’entreprise à l’université Jean Moulin Lyon 3. Mon cursus universitaire s’est achevé en 2019 après l’obtention du Master 2 ingénierie des sociétés obtenu à l’université d’Aix-en-Provence.

J’ai présenté pour la première fois en 2019, l’examen du CRFPA que j’ai obtenu à Lyon. Voilà pourquoi, je suis aujourd’hui élève-avocate à l’Ecole des Avocats Rhône-Alpes.

Pourquoi as-tu décidé de nous parler de ta préparation à l’examen du CRFPA ?

A l’issue de mon Master 1, j’avais pris la décision de tenter l’examen du CRFPA un an plus tard à la fin de mon Master 2. J’avais pour ça imaginé, réaliser une préparation estivale intensive sur tout l’été. Mon plan était pour moi tout tracé.

Seulement voilà, la rentrée de Master 2 est arrivée et avec elle l’explication du calendrier universitaire… et là… PATATRA ! Le plan que j’avais imaginé est tout simplement tombé à l’eau. Dans ma formation, un stage de trois mois minimums était obligatoire, stage devant être réalisé de mai à juillet inclus…

L’examen du CRFPA étant difficile et la préparation soutenue, j’avais dans un premier temps envisagé de prendre une année supplémentaire à l’issue de mon Master 2 pour préparer l’examen.

Cette décision ne me convenait cependant pas du tout. L’idée de « perdre une année » m’était insupportable ! J’avais décidé de passer l’examen du CRFPA à l’issue de mon Master 2 et je devais trouver le moyen d’y arriver !

J’espère que mon témoignage pourra être utile à d’autres étudiants qui se retrouveraient dans une situation similaire à la mienne.

Peux-tu nous expliquer comment tu as concilié préparation à l’examen et stage ?

Vous l’aurez compris, j’étais en stage en juillet 2019 pendant ma préparation à l’examen du CRFPA.

Afin d’appréhender la préparation le plus sereinement possible, j’en avais d’abord parlé au cabinet qui m’accueillait en stage. En effet, j’avais pris la décision de faire un stage de six mois tout en

préparant le CRFPA. Il me paraissait important d’avoir le mois d’août totalement consacré à la préparation du CRFPA.

Le cabinet qui m’accueillait en stage a été immédiatement d’accord d’interrompre mon stage au mois d’août et de le prolonger d’autant sur la fin de l’année. Le mois d’août étant un mois ralenti, avoir un stagiaire durant cette période ne leur était pas nécessaire.

J’ai également choisi de m’entourer d’une préparation privée pour plusieurs raisons :

  • Avoir des fascicules complets et à jour. En effet, cela était primordial pour moi car je n’ai pu assister aux cours dispensés par l’IEJ de Lyon 3 dans la mesure où j’étais en Master 2 à Aix- en-Provence. Par ailleurs, mes examens se sont terminés le 30 avril 2019 et mon stage débutait le 2 mai 2019. Je n’avais donc absolument pas le temps de faire mes propres fiches.
  • Avoir des examens blancs réguliers, notés et commentés. Cela est nécessaire pour la progression.
  • Avoir une équipe pédagogique à l’écoute et prête à s’adapter aux particularités de ses étudiants. Pour ma part, même si je n’avais pris qu’une préparation estivale, l’organisme m’avait envoyé les fascicules plus tôt en raison de la particularité de ma préparation.

J’ai donc commencé à lire les fascicules de préparation dès la mi-mai, essentiellement les week-ends puisque j’étais en stage la semaine.

Tout s’est accéléré au mois de juillet. Mon objectif était clair : suivre la préparation estivale sans négliger mon stage !

Pour cela, je m’obligeais à travailler environ 4 heures par jour le CRFPA en plus de mon stage. Pour remplir mon objectif, je travaillais une heure le matin avant d’aller en stage, une heure sur ma pause de midi et enfin deux à trois heures le soir. Evidemment pour réussir cela, il faut être dans un cabinet avec des horaires convenables. Pour ma part je partais généralement entre 19 et 19h30. Le week-end était consacré à la réalisation des 4 examens blancs : note de synthèse et procédure civile le samedi, droit des obligations et droit des affaires le dimanche.

Le mois de juillet a été très difficile au niveau de la charge de travail, heureusement quatre semaines passent relativement vite !

J’ai consacré la totalité du mois d’août à la préparation de l’examen.
A l’issue de l’examen écrit je suis retournée en stage dans l’attente des résultats…

Et la préparation au Grand O alors ?

… qui se sont avérés être positifs ! Passé l’explosion de joie et le sourire à s’en décrocher la mâchoire, est revenue cette éternelle question : Comment vais-je faire pour concilier préparation au Grand O et stage ? Pour moi, cette organisation a été facilement trouvée puisque j’ai repris exactement la même que pour la préparation des écrits. Le cabinet qui m’accueillait m’avait également octroyé quelques jours avant l’épreuve du Grand O pour le préparer.

Quels conseils pourrais-tu donner aux étudiants qui souhaiteraient concilier CRFPA et stage/job ?

Mon premier conseil est de s’écouter. Seul vous, pouvez savoir si une préparation dans ces conditions peut vous convenir.

Mon second conseil est d’établir une organisation et de s’y tenir !

Mon troisième conseil est de s’entourer d’une prépa privée. Elle permet de garder un rythme de travail soutenu avec des cours et entraînements chaque semaine.

Mon quatrième conseil est de préparer le CRFPA avec une ou deux personnes. Cela permet de s’entraider et de ne pas être seul.

Mon cinquième conseil est de garder une motivation et une volonté absolue ! Le stage ne doit pas être l’excuse toute trouvée pour justifier d’un éventuel échec à l’examen !

Enfin et comme dans tous examens et concours, une part de chance s’invite sur les épreuves.

Pour toutes les personnes qui se retrouveraient dans mon cas et qui souhaiteraient tenter l’expérience, je n’ai qu’un mot d’ordre : FONCEZ !

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