Combiner les diplômes et les disciplines pour se démarquer

Globe trotteuse et polyglotte, Shirine Boschian évolue dans un monde résolument tourné vers l’international. Elle a d’ailleurs passé une partie de son adolescence à Londres.

Actuellement inscrite en Master 1 Droit des affaires, elle est titulaire de deux Licences, l’une en droit, l’autre en anglais, réalisées en parallèle, et parfois à distance, dans les facultés de Droit et de Lettres de Nancy, Université de Lorraine.

L’équipe d’Anomia a voulu suivre les traces d’une étudiante qui redouble d’énergie et de compétences.

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

Scolarisée dans un collège français, à la fin de ma 4ème, du jour au lendemain, j’ai dû suivre mes parents à Londres pour une période de 3 ans. Ce changement radical n’a pas été simple mais m’a obligée à m’adapter rapidement à un système scolaire et une culture qui m’étaient totalement étrangers. J’ai donc fait appel à mon instinct de survie.

Dans l’optique d’accélérer mon apprentissage de l’anglais, j’ai participé à la vie associative de l’école (aide à l’intégration des nouveaux élèves, soutien d’enfants en difficulté scolaire). En parallèle, de manière à ne pas perdre les acquis de ma scolarité française, j’ai fait le choix de continuer de suivre à distance (via le CNED) le programme scolaire français (3ème, 2nde, 1ère). J’ai ainsi pu obtenir 2 diplômes (Baccalauréat ES et AS Levels britannique).

Très vite, j’ai compris que Londres pouvait offrir beaucoup de possibilités. Le rythme effréné de cette ville m’a fait porter un regard neuf sur le monde. J’y ai notamment compris que les expériences professionnelles étaient cruciales pour pouvoir évoluer rapidement. J’ai alors recherché un emploi étudiant pour pouvoir découvrir le monde du travail. Ainsi, j’évoluais la semaine dans le lycée londonien et je servais des Big Mac le week-end ! Cette charge de travail était certes difficile à supporter à un si jeune âge, mais m’a permis de développer une certaine ténacité. J’ai ainsi rapidement pris goût au milieu professionnel, ce qui m’a apporté une certaine maturité. Depuis, chaque été, j’éprouve le besoin de retrouver le milieu professionnel dans le but d’acquérir de nouvelles compétences. Ce fonctionnement m’a permis d’intégrer plusieurs entités liées au droit (cabinet londonien Rashid&Rashid, KPMG Luxembourg, RTL Group, Builders Insurance) et de me découvrir une passion pour le droit.

C’est donc assez naturellement que je me suis dirigée vers deux diplômes complémentaires une Licence en Droit – Pays de Common Law & une Licence Langues, Littératures et Civilisations étrangères – LLCE Anglais que proposent les facultés de Droit et de Lettres de Nancy.

Pourquoi ne pas t’être contentée d’un « simple » diplôme de Licence ?

Au moment du choix de ma licence, ces deux diplômes correspondaient à mes aspirations. Cette double formation me permettait non seulement d’approfondir mon niveau d’anglais mais aussi d’acquérir des compétences en droit français et en Common Law.

Je me suis rendue compte au cours de mes expériences professionnelles que l’anglais est un atout considérable, notamment en droit. Les relations d’affaires se mondialisent et la maîtrise d’une langue étrangère devient vitale. Je ne peux que conseiller aux bacheliers de se diriger vers plusieurs formations pouvant être suivies indépendamment l’une de l’autre. Cela permet de développer un double bagage.

En quoi ces deux formations sont pour toi complémentaires ?

Ces deux formations proposées par les facultés de Droit et de Lettres de Nancy sont complémentaires l’une de l’autre car elles permettent aux étudiants de développer une certaine ouverture d’esprit notamment par les unités “culture et civilisation britannique et américaine” et “littérature anglaise et américaine”. Cette approche culturelle est un “plus” si l’on souhaite avoir une carrière tournée vers l’international.

Ainsi, la combinaison de ces deux formations, pouvant être suivies indépendamment l’une de l’autre, offrent aux étudiants une base solide pour évoluer dans le droit des affaires. La mondialisation, les flux et échanges internationaux, la mobilité internationale nécessitent la rédaction de contrats et de documents juridiques dans un anglais impeccable.

Pour ma part, le choix s’est porté vers l’anglais, mais il est évident que les langues rares telles que l’arabe, le mandarin ou le russe sont autant de compétences considérables.

Concrètement, qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Il est évident que l’acquisition de deux licences requiert un investissement en temps considérable. En effet, au vu du nombre d’heures d’anglais imposées par la licence Common Law (80h/semestre), il faut suivre des unités complémentaires à distance, via le programme ERUDI (Études et Ressources Universitaires à DIstance), pour pouvoir obtenir les deux licences complètes. Ce travail en autonomie impose de développer une certaine rigueur et des compétences organisationnelles, notamment en période d’examen, où il peut y avoir une surcharge de travail. On peut alors facilement se laisser déborder ou submerger par le stress.

Je dois avouer que cela n’a pas été facile. En effet, étant la seule étudiante de la promotion 2019 à suivre ce double parcours, je me suis parfois sentie découragée, mais j’ai appris à être résiliente.

Par analogie, dans le monde du travail il faudra également savoir gérer son temps, résister au stress et même rendre des dossiers avec des deadlines. Plus tôt nous sommes confrontés à ces situations, plus tôt nous pouvons nous préparer pour l’avenir. Cette double formation force à développer une méthodologie de travail qui pourra se révéler utile dans la vie professionnelle.

Penses-tu que les études en droit peuvent se suffire à elles-mêmes ?

À mon sens, une formation juridique, surtout dans une université telle que la nôtre, est toujours une base solide. Néanmoins, cela n’est pas suffisant. Pour moi, il faut réussir à se démarquer en développant des compétences supplémentaires. Par exemple, les doubles Licences droit-économie ou droit-histoire de l’art sont de plus en plus convoitées par les étudiants. De même que les Diplômes Universitaires (DU), qui apportent des compétences essentielles.

Au vu de la mondialisation actuelle, la maîtrise des langues étrangères devient de plus en plus nécessaire. Les étudiants n’ont plus peur de se déplacer pour trouver un emploi, même dans un pays étranger. Ces doubles diplômes permettent aux salariés d’être polyvalents : c’est un gain de temps et d’argent pour l’employeur. C’est à nous étudiants, de nous adapter au futur marché du travail et de nous former de manière à correspondre aux attentes de nos futurs employeurs.

De la même façon, je pense que les stages sont un atout considérable puisqu’ils nous permettent d’acquérir une petite expérience professionnelle (modeste, mais non négligeable) et de prouver notre motivation. Ainsi, il ne faut pas hésiter à alimenter nos étés par des emplois étudiants ou stages car toute expérience dans le monde du travail est formatrice – McDonald’s a été ma meilleure école de vie !

Enfin, dans un monde qui évolue, il faut savoir prouver sa capacité d’adaptation. C’est pourquoi plus nous apprenons à être flexibles, plus il nous sera facile de nous adapter à notre climat professionnel futur.

Vous avez aimé le témoignage de Shirine et, vous aussi, vous rêvez d’international ? Votre bonheur est peut-être sur Anomia !

Découvrez l’expérience de Boris, parti 3 mois en stage à Londres, ou les informations relatives au Master Juriste d’Affaires Internartional et Européen délivrées par David.

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